View Full Version : Le Village
Sadra
10-10-2004, 02:58 PM
Le Village
Introduction
An 7777
Après des siècles de terreur et de désolations, les peuples de Ganareth, grâce aux fontaines de mana qu’ils implantaient partout où ils le pouvaient, regagnaient du terrain et repoussaient tous les jours un peu plus les légions de Dragoon. Paradoxalement, c’est aussi à cette époque que se creusait inexorablement le fossé d’incompréhension entre les adeptes de la magie Dark et les défenseurs de la magie Light.
Lors d’une éclatante victoire acquise grâce à la magie destructrice et à l’alliance des elfes-noirs, des elfes-des-bois, des nains et de quelques demi-orcs désireux de racheter leur race en disgrâce auprès de la plupart des autre peuples, une partie des troupes de Dragoon réussirent à s’enfuir en direction des montagnes toutes proches de la plaine maculée du sang des vaincus et des vainqueurs. Ces montagnes étaient alors habitées par des clans d’elfes-noirs désireux d’échapper au mépris dont leur peuple était victime. Les dragons, poursuivis par des elfes-noirs et des demi-orcs, semèrent la panique et la mort lors de leur rapide passage sur ces terres, filant à toute vitesse vers ces monts où ils pensaient pouvoir échapper à leur bourreaux. Mais au prix d’une poursuite sans repos les ayant conduit à la limite de la végétation, leur poursuivants réussirent à les acculer au fond d’une vallée en cul-de-sac d’où émanait une étrange force, favorable aux Dark.
Les elfes-noirs terrassèrent les dragons, qui n’avaient aucun moyen de fuite. Pour célébrer cette victoire, ils érigèrent des statues et des stèles, faisant de cet endroit un lieu saint afin de proclamer qu’ici les dragons et les ennemis des « enfants de la magie sombre » périraient dans les plus atroces souffrances. Un peu plus bas, ils construisirent une forteresse qui, au fil des ans, devint un village prospère grâce notamment à la mine de cristaux Dark qui leur avait donné cette force qui leur avait permis de vaincre les dragons.
An 7976
La fête des 199 ans de la victoire sur les dragons. L’espoir ténu de gagner un jour la guerre contre Dragoon et ses troupes est assombri par la haine grandissante que les adeptes des magies antagonistes se livrent. L’espoir de paix et de complémentarité entre eux s’éteint de jour en jour à force de querelles incessantes et stériles au sujet de la magie. Les hauts-elfes comme les elfes-noirs sont enfermés dans leurs convictions et le défaitisme des elfes-des-bois devient contagieux. Les tensions sont si vives que les escarmouches entre Dark et Light deviennent de plus en plus fréquentes. Et de plus en plus violentes…
Si bien qu’un jour, à force de provocation, une guerre locale éclata entre les hauts-elfes, qui possédaient les plaines de la région, et les elfes-noirs, qui vivaient dans les montagnes. Les hauts-elfes, mieux organisés, rassemblèrent une armée et prirent villages après villages, jusqu’à ce que les elfes-noirs furent acculés dans la forteresse de la montagne où ils avaient jadis triomphés des dragons. Grâce à la magie de la mine de cristaux Dark, le long siège qui commença permit aux elfes-noirs de tenir à un contre cent pendant des mois, jour après jour, assaut après assaut, perte après perte…
An 7979
Cela faisait maintenant trois ans qu’ils tenaient leur position. Trois ans de privations, de combats, de deuils, de peines… et pour finir, la défaite.
Un grand astronome avait convaincu les généraux hauts-elfes de lancer une attaque de grande envergure le 78ème jour de l’année, date à laquelle la lune pâle et la constellation de Hel annuleraient les pouvoirs des cristaux Dark.
Le jour dit, la grande armée de hauts-elfes, aidée d’armes de siège et de la protection de Hel, s’avança vers la forteresse. Les pas des assaillants faisaient trembler tout ce qui se trouvait en amont d’eux, des fondations même de la forteresse jusqu’au membres des elfes-noirs pourtant habitué aux combats depuis des année maintenant. Les flèches Dark, avec leurs pointes en cristaux, ne firent que rebondir sur les cuirasses des attaquants.
Les défenses Dark furent enfoncées, la ville mise à sac et la plupart de ses habitants tués en quelques minutes à peine. Quelques elfes-noirs parvinrent pourtant à fuir avec tous les enfants, paniqués, tétanisés. Ils se rendirent dans le cimetière des dragoons et là, ils attendirent la mort en priant Calder, le dieu protecteur du peuple sombre. Mais ils ne prièrent pas pour survivre, ils prièrent afin qu’Il les libèrent de leur peine, de leur haine et de leur peur. Et Calder les écouta.
Alors que les troupes Light, ayant annihiler toute résistance dans la ville, arrivaient vers eux, alors même qu’ils allaient fouler de leurs pieds indignes le lieu saint, la terre se mit à trembler, une fissure s’ouvrit et les elfes-noirs et leurs enfants y furent engloutis. A la place, se tenaient désormais les squelettes des dragons autrefois tués, leur crânes aux orbites vides fixant l’armée conquérante. Aucun soldat n’osa poser le pied dans ce cimetière mêlant le sang des dragons à celui des enfants elfes-noirs de peur de voir son âme prise en otage où son corps dirigé par un autre. Le cimetière fût déclaré zone interdite à tous Light et la mine de cristaux Dark fût rebouchée avec zèle. Les hauts-elfes, maintenant maître de ces terres, s’établirent dans les restes de la ville saccagée. Au fil des ans, ils la restaurèrent et en firent un tranquille petit bourg. Le travail de reconquête et de colonisation du reste des montagnes environnantes par les hauts-elfes fût si bien fait que personne, chez les Dark, ne se souvient ni nom ni de l’emplacement de cette ville.
Sadra
10-17-2004, 02:36 PM
Le commencement
An 9947
Raconté par Sadra
C’est en l’an 9893 que je vis la nuit pour la première fois, dans un lointain comté du sud dont je tairai le nom, proche des frontières du Royaume Light. Ma mère, Branwyn, une elfe-noire aventureuse se faisant passer pour une elfe-des-bois, avait élu domicile dans les bois voisins du château où vivait le Comte local.
Elle rencontra le fils humain du Comte lors d'une escapade dans les bois. Ils se lièrent d’amitiés et se revirent à plusieurs reprises. Peu après, ma mère tomba enceinte et le fils du Comte voulût l’épouser, mais le Comte, conseillé par deux hauts-elfes, refusa que son fils se marie avec elle car il était déjà promis à une princesse voisine qu’il ne connaissait pas.
Mon père, soumis, se maria avec la princesse. Ma mère accoucha, puis, on me le raconta plus tard, mourût dans un accident peu après que je fus sevré. Je crains que lors de ma naissance elle n’ait plus pu cacher le fait qu’elle et son nouveau-né étaient de la race du peuple sombre…
On me plaça dans un orphelinat, où, je dois le dire, je fus bien traité. Tous s’accordaient à me considérer comme le bâtard de l’hériter du Comté, mais malgré le fait que mon père soit un humain, pas une goûte du sang de ceux qui meurent tôt ne coule dans mes veines, je suis un elfe-noir pure souche et c'est un mystère que seul Gothar pourra un jour expliquer...
En l'an 9900, le vieux Comte mourût et son fils aîné prit le trône. Peu après les somptueuses funérailles du vieux dirigeant, un homme vient me chercher et m'emmena au château. J'avais sept ans et me souvient avoir été très impressionné. Je fus engagé comme écuyer du Comte. A ce titre, je le rencontrai. Malgré mes sept ans, il me parla comme à un homme. Il me dit ce jour là que je devais le considérer comme mon père mais que cependant, jamais je ne pourrais revendiquer le titre de comte. Il allait me fournir la même éducation que ses fils.
La vie au château était plaisante. Je m'entendais bien avec mes camarades et un des fils du Comte m'était un vrai ami. J'apprenais à me battre et je m’avérai doué pour l’esquive et la contre-attaque, ma faible constitution d’elfe m’empêchant d’encaisser beaucoup de coups. Pour l’attaque, j’étais vif et précis, causant peu de dommage, mais le nombre de coups portés compensait. Ma technique intéressa notre maître d’armes et il me prit comme apprenti officieux. Je tâtonnais aussi de la magie, mais il fût vite évidant que mes sorts de ralentissements et de nausées effrayaient trop mes compagnons de cours et surtout notre professeur Light, qui m’interdit d’en apprendre plus… je continuai en cachette. Mais surtout nous étudiions géographie, histoire, mythologie… et j'adorais cela. On m'avait alloué un percepteur, un des conseillés haut-elfe personnel de mon père pour mon éducation de noble et de bonne manière et il me gavait de livres que je dévoraient en lui en demandant d’autres.
Pendant 11 ans, je vécus heureux comme écuyer du Comte et apprenti combattant auprès du maître d’arme, mais tout cela devait subitement changer... Un soir que je traînai à la bibliothèque, relisant quelques passages troublants du Ganheptameron que j’avais lu pour la première fois quelques jours auparavant, je surpris la conversation des deux conseillés de mon père, les deux hauts-elfes déjà au service de l'ancien Comte, et dont l'un d'eux était mon percepteur lui-même. Ils parlaient de devoir me tuer, tout comme ma mère, car je pouvais avoir des vues sur le trône et poser des problèmes de successions. Ainsi ma mère avait été assassinée par ceux-là même qui m'avaient recueillis ! Ils rajoutèrent qu'ils devraient être discrets afin que le Comte ne sache rien de tout cela. Alors seuls ces deux haut-elfes étaient mêlés à ça. Soit.
Je tirai la dague que je portai toujours sur moi et fondis sur eux. Ils furent tellement surpris qu’ils n’eurent aucune réaction. En deux coups de dague, je leur tranchai la gorge à tous les deux, puis le les regardai mourir en hurlant ma haine. Je m'enfuis ensuite du château par des couloirs peu fréquentés que je connaissais grâce à nos jeux d’enfance. Volant un cheval, je quittai l’enceinte du bourg et m’éloignai à travers champ alors que l’alarme n’avait pas encore été donnée. A l’entrée de la forêt, où je comptai me cacher, je me retournai une dernière fois vers ce lieu où j’avais grandi. Je n’allais jamais y revenir. Il m'était désormais impossible d'affronter le regard de mon père.
Après quelques temps de fuite, je rencontrai des nomades. Je passai 5 ans avec eux à sillonner les plaines neutres de Ganareth, leur servant de garde. En leur compagnie, j’appris l’art du tatouage et les longues soirées à danser devant le feu m’empêchaient de penser à mes actes passés.
En 9916, j'atterris à Al-Drifa, où j'habitai 3 ans, vivant de petits boulots "spéciaux"... passant de la richesse à la pauvreté et vice-versa du jour au lendemain. Mon art du tatouage me ramenait un petit pécule quand mes services de mercenaire n’étaient pas souhaités. Quand j'ai eu 26 ans, j'en ai eu assez de cette vie. Je repris la route, et mes pas me menèrent jusqu'aux abords de la Forêt des Ombres. Une nuit, suite à un petit larcin qui se passa mal, je dus fuir mes victimes, qui s'étaient réveillés au moment où j'avais la main dans leurs bagages. Je courus droit dans la forêt et fus fait prisonnier par des elfes-des-bois. On m'emmena dans leur camp au coeur de cette forêt magique, et la, pour la première fois, je vis la belle Reine Aglamant, qui dirige ce clan Dark chargé par Neutra elle-même de surveiller et d'épier ces bois.
Ma captivité était douce et ma fascination pour cette race et leurs histoires fit qu'au bout de quelques temps je m'intégrai à eux. J'apprenais les us et leurs coutumes que nous racontaient le vieux Natmagus le soir au coin du feu. Je me mis également à prier les préceptes de Neutra, grande dame de la nature et de la neutralité. Et j'aimais secrètement la belle Aglamant... Belle reine des bois, régnant depuis des millénaires sur la Forêt des Ombres, ayant essuyée la colère et la haine de Dragoon, puis a encaissée le mépris des nouveaux-elfes pour la magie traditionnelle pour enfin avoir la certitude que les Royaume Dark et Light allaient bientôt s’affronter et que leurs terrains de jeu seraient les Royaumes Neutres. Elle et son peuple avaient décidés à contre-c½ur de se proclamer Dark car c’était le seul moyen pour que les colons Light cessent de traverser leur forêt et de tout saccager sur leur passage.
J'avais 54 ans et venais de passer 28 années de paix et de joies parmi le peuple de la Forêts des Ombres quand je décidai de partir. Car en moi avait grandie l'envie de savoir. L'envie de connaître mon peuple et son histoire, que j'avais jusque là ignoré. En l'an 9947, je partis donc vers le nord, à la recherche de mes racines. Je parcourus les terres proches du Royaume Dark, et là me vient l'habitude d'écouter les histoires que racontaient les anciens le soir vers le feu dans les tavernes. Toujours la même histoire. Nous étions les victimes de persécution pratiquement quotidiennement de la part des Light et plus particulièrement des haut-elfes.
Ma Quête commença alors. Une nuit, alors qu'un nouveau drame s'était produit, je jurai d'en apprendre le plus possible sur les haut-elfes et de le leur faire payer un jour.
Depuis, je me suis mis à parcourir Ganareth à la recherche d'histoires afin d'en venger les victimes. Ma vie prit un tournant décisif la nuit où, dans un ancien monastère devenu cimetière, je rencontrai Annagûlmor, cette fée nécromancienne, vieille, moche et méchante, qui me raconta l'histoire de ce Village inconnu. Je décidai de mettre un point d'honneur à retrouver ce village et y venger les nôtres.
Raconté par Annagûlmor (http://eolindel.free.fr/_avatars/avatars_jpg/089.jpg)
Mon nom est Annagûlmor, ce qui signifie Don de la sorcellerie Noire. Je suis vieille, très vieille et sage, très sage. Je suis une nécromancienne adepte de notre Maîtresse à tous ; Malecta. Depuis des centaines d'années j'intrigue, je noue et dénoue des fils afin que se dessine le plan parfait, le but ultime; la destruction de la magie Light...
Et pour commencer, il faut lui couper la tête. Les haut-elfes, ce sont eux les garants de cette magie inutile. Depuis leur apparition, l'inquisition règne sur leurs terres, les villageois apeurés n'osent s'élever contre leur joug, et leurs chiens de guerres, les Braves, font muraille de leur corps pour défendre ces perfides.
Ce gamin, Sadra je crois, va m'être utile... Une grande place est disponible dans son coeur, et je vais y faire pousser la haine... une haine si féroce qu'il va n'être plus qu'un pantin entre mes mains, prêt à tout pour parvenir à son but... MON but.
Je vais le nourrir de ce qu'il me demande; d'histoires... en particulier celle de ce village, que je n'ai encore pas pu trouver... Ce Sadra va m'aider à le retrouver et à le reprendre.
Cleindori
10-17-2004, 02:41 PM
/hrp
Si je puis me permettre, le bleu c'est limite, mais le rouge est très difficile à lire sur ce fond :) Et ce serait dommage de s'user les yeux sur cette sympathique histoire :god:
Maerlyne
10-17-2004, 04:26 PM
/hrp
une seule solution pour lire ce petit chef d'oeuvre : le selectionner pour le faire apparitre en police blanche sur fond bleu. on s'esquinte moins les yeux d'un seul coup... dommage que cette histoire de couleur gache un peu l'ensemble
sinon, c'est une tres "belle" histoire...
Enowhe
10-28-2004, 07:14 PM
/hrp
Oui, je te proposerais aussi aérer le texte, les paragraphes pour rendre plus facile la lecture.
Sinon, çà fais plaisir à voir de bons textes. Nos chères animateurs du forum devraient parfois récompenser ces initiatives, histoire animer et de motiver l'ambience rôle-play.
Caturix
11-14-2004, 03:27 PM
C'est un bon texte très bien raconté. Félicitation ! :D
/hrp C'est vrai que la couleur n'est pas top, mais c'est c'est difficile d'être parfait sur tout.Sinon même conseil qu'Enowhé tu devrais aèrer ton texte, la lecture n'en sera que plus agréable.
Sadra
12-08-2004, 12:24 PM
Les recherches
An 9971
Raconté par Sadra
Pendant ces 24 années, je revis souvent la vieille Annagûlmor. Elle me racontait d'innombrables histoires de trahisons, meurtres, lynchages, attaques et autres abominations perpétrées par les hauts-elfes contre mon peuple. Je voyageais aussi beaucoup et rencontrai beaucoup de ceux de ma race. Après des siècles cachés dans les montagnes, ils redescendaient vers les plaines pour prospérer et commercer. Là, près des feux de camp, on me raconta encore d'autres histoires. Plus j'en entendais et plus ma haine grandissait. Je sentais mon âme se noircir et mes lames brûler d'envies de se mouvoir proche du cou de ces perfides hauts-perchés... Mais à cette époque, j'encaissais, mais ne rendais pas encore les coups.
Je fréquentai aussi beaucoup de bibliothèques, afin de m'instruire le plus possible. Au fond de moi, je me sentais devenir elfe-noir pour de bon, de coeur, d'esprit et d'âme...
C'est à l'âge de 78 ans que je rencontrai Arheru Kanomenel, un demi-elfe moine qui allait devenir mon ami. C'est un fin politicien et il fabrique des anneaux d'une qualité rare. Il m'en a offert un magnifique, protégeant du froid, dont je ne me sépare jamais. Arheru allait peut-être m'être utile pour, qui sait, enfin retrouver ce fameux village.
Raconté par Arheru Kanomenel (http://eolindel.free.fr/_avatars/avatars_jpg/200.jpg)
Je me nomme Arheru Kanomenel, ce qui en elfique signifie Noble Seigneur commande les Cieux, et suis né à Al-Drifa. Mon père est un elfe-des-bois qui fabrique encore des amulettes, caché au fond d'un bois et ma mère, que Gothar aie son Ame, était une humaine bonne et douce et qui mourut de vieillesse, entourée de ceux qu'elle aimait.
Dans mon enfance, je me suis vite aperçu de mes deux dons : la politique et la fabrications d'anneaux enchantés.
Je pus donc fréquenter les meilleures écoles d'Al-Drifa et travailler à mon Art près des plus grands artisans de tout Ganareth.
Je répugne à la violence, mais, dès l'âge de quinze ans, j'ai suivi la voie de la classe des moines, ayant constaté que les routes du royaume n'étaient pas sûr et que les brigands y étaient légions.
A 32 ans, ayant tout mes diplômes en poche, je commençai à m'intéresser à l'histoire de Ganareth et de ces mythes. Je connaissais bien sûr le Ganheptameron, mais d'autres contes et légendes étaient encore à découvrir. Je me mis donc en route. J'ai acquis de par les routes une connaissance assez poussée de notre histoire et m'en sert volontiers en politique. Je pratiquai pendant une cinquantaine d'année ce que l'on appelle le "mercenariat politique", consistant à vendre ses services et à gérer un territoire ou à réorganiser une baronnie suite à soulèvement ou encore à devoir remplacer un noble subitement malade... Mais je me rendis vite compte que ce n'était là que travaux futiles et dérisoires par rapport à mes talents. Je me mis donc en tête de prêcher la paix. Et pas seulement dans les royaumes, mais également entre Dark et Light.
Je fus alors remarqué par une confrérie, dont je ne dirai point le nom ici, qui désirait mes services pour une noble cause, la réconciliation de l'ombre et de la lumière, non pas dans l'unité, mais justement dans la différence et la complémentarité. J'ai dû pour cela devenir Dark, afin de me mêler à la population et de rechercher des informations. Cela n'a pas été difficile, car ils sont curieux, ambitieux, francs et intègres. J'ai même été conquis par certaines de leurs pratiques... Et pour le bien du peuple Dark, pour la Paix et pour la Non-violence, je me mis au service de la confrérie.
Depuis, j'ai maintenant 193 ans, je traque les fanatiques Dark voués à la perte des Light, et suis depuis une vingtaine d'années sur les traces d'une insaisissable fée nécromancienne du nom d'Annagûlmor. Vieille, laide, méchante et surtout très dangereuse.
Je piétinai depuis quelques mois quand j'ai rencontré Sadra pour la première fois dans la taverne du Dragon Blessé, près de Gwentork. Son intérêt pour les histoires Dark m'a tout de suite mis la puce à l'oreille. C'était la façon de faire typique de la fée d'envoyer ainsi des jeunots récolter ses informations transmises par le bouches à oreilles lors du passage des conteurs itinérants. Je me mis à bavarder et constatai qu'il n'était pas si naïf que cela. Certainement son séjour chez la vraie race. Il me raconta l'histoire de ce village, et je dois dire que je fus intrigué. Je décidai de l'aider un peu et d'attendre qu'il trouve ce village, et l'hypothétique présence d'Annagûlmor, pour agir. Je verrais ainsi de quoi il était capable. Pour ma patience, malheureusement, cela allait prendre bien des années encore avant de voire le dénouement de cette affaire. Je lui promis que j'allais voir ce que je pouvais faire et nous continuâmes la soirée à discuter et déguster de fins Vins de Sang, que cet ignare ne connaissait pas, préférant sans doute la piètre bière naine, et qu'il découvrit et adora. Par la suite, et grâce à moi, il en devint même un très bon dégustateur... pour un elfe-noir.
Malgré ma promesse, toutes ces années, jamais je n'entendis ni ne trouvai de renseignements sur ce village... Mais cela n'empêcha pas Sadra de devenir pour moi un ami précieux, mais influencé par une âme noire, mauvaise et surtout dangereuse... C'est pourquoi je lui ai offert un anneau me permettant de savoir à tout moment où il se trouvait.
An 9979
Raconté par Sadra
Pendant 8 ans, je revis régulièrement Arheru. Nous allions à des réceptions où il me faisait passer pour son garde du corps, bien qu'il n'en eût pas besoin, et où je pouvais observer sa manière de faire la politique. J'apprenais beaucoup de lui, et lui aimait m'apprendre. Il était un peu comme un grand frère pour moi...
Jusqu'à ce jour de l'an 9979 où il tomba amoureux. Sylvania, la belle elfe-noire, eh oui, il avait craqué pour l'une d'entre-nous. Tout alla très vite pour eux, ils se fiancèrent et elle fût bientôt enceinte. Arheru était fier et voulait faire des noces magnifiques, à la hauteur de la beauté de sa promise. Il trouva un grand pré, dans une vallée tranquille, pour donner la réception. La fête était magnifique, la fête somptueuse, les invités ravis et le nouveau couple beau et plein d'avenir, jusqu'à ce que... le malheur s'abattit sur eux. Une horde de cavaliers hauts-elfes surgit alors de nulle part et passa à travers la foule comme si nous n'existions pas. J'en mis un à terre et me mis à le cribler de coups de dague, puis lui pris son épée afin affronter d'autres perfides. C'est alors que je vis l'horrible scène. Arheru, se défendant contre trois assaillants, n'avait pu mettre Sylvania en lieu sûr. Un cheval fou dont le maître avait été désarçonné, fonçait droit sur elle. Malgré une course folle, je ne pus arriver jusqu'à elle, et l'elfe-noire fût piétinée par le cheval sous mes yeux... Je n'avais rien pu faire.
Arheru, fou de rage, en termina avec ses adversaires et courût vers le corps de Sylvania. En larmes, il me dit de partir à leur poursuite et d'en finir avec eux. De venger Sylvania. Ce que je fis, très bien, jusqu'au dernier. Ce furent mes premiers méfaits en tant que Sadra le Chevalier Noir, ou Sadra Âme-Noire, comme allaient m’appeler les elfes-des-bois.
Une fois vengée la mort de sa bien-aimée et l'enterrement terminé, Arheru m'emmena sur une colline où il était souvent allé en compagnie de Sylvania. Là, sous la lune Noire, il me fit son pacte. Celui de l'aider à punir toute la race responsable de la mort de son amour, et il tenterait de retrouver ce village et de me trouver des cibles, comme il dit. Il venait de basculer du côté sombre, et, à mes côtés, il allait m'aider à assouvir ma soif de haine et ma faim de vengeance envers ses terribles, perfides et malfaisants hauts-perchés...
Raconté par Alheru Kanomenel (http://eolindel.free.fr/_avatars/avatars_jpg/200.jpg)
La mort de mon Amour et de l'être qu'elle portait m'ont fait basculer dans la haine et la colère. Mais je n'ai pas cédé à la violence, non. Ma haine et ma colère sont froides, calculées, implacables. Sadra, mon ami, est mon bras armé. Je lui raconte ses cibles et il me raconte ses raids...
Raconté par Annagûlmor (http://eolindel.free.fr/_avatars/avatars_jpg/089.jpg)
Ah ces sots... ces deux petits imbéciles... Ce n'est pas la première fois que ce Arheru croise mon divin chemin. Il a eu été beaucoup plus proche de m'attraper qu'il ne s'en doutera jamais... Il a essayé de convaincre Sadra de me trahir, mais sa curiosité s'est retournée contre lui.
Et avec quelle facilité j'ai détourné ce misérable demi-elfe de sa quête pour qu'il se mette à son insu à mon service... Il faut être bête pour célébrer un mariage sur la passage de chevaux rendus fous furieux et incontrôlables à cause des douces senteurs de Malecta...
Sadra
12-19-2004, 02:50 PM
Les Seigneurs Dark
An 9998
Raconté par Sadra
Ces douze années n'avaient été que massacres, assassinats, tortures et autres abominations. J'en venais à me demander si je n'étais pas plus cruel que ceux que je tuais. Bien sûr que oui, la réponse ne fait aucun doute, mais c'était le fait de se poser la question qui m'inquiétait.
C'est pourquoi, en l'an 9987, âgé de 94 ans, je pris de la distance avec Arheru, pour qui la vengeance tendait à être bientôt assouvie, et Annagûlmor, qui avait de plus en plus de missions pour moi. C'en était trop et j'avais besoin de me ressourcer. Tout ses meurtres, tout ce sang sur mes mains me dégoûtaient de moi-même. Il me fallait partir et changer d’air. Cela faisait maintenant 51 ans que je n'avais revu la forêt des Ombres et la belle Aglamant, reine de ce clan. Je partis donc les rejoindre, ne sachant comment je serais accueilli.
Après une route pleine de détours, j’arrivai enfin vers la forêt des Ombres. J'y fus bien reçu, mais je dus d'abord me purifier avant d'entrer dans le village des elfes-des-bois. Il me nommèrent Sadra Âme-Noire, et prièrent Neutra pour que je lui revienne. Je réussis près d'eux à redevenir civilisé et surtout vivant.
J'avais de longues conversations avec Natmagus, le vieil elfe plein de sagesse et d'intelligence et pourtant déroutant et subtil. Ce fût durant ces soirées au coin du feu qu'il nous parla des parchemins retrouvé par l'un de ses amis : Helyazard l'explorateur. Ce fût aussi lors de l'une de ces veillées, en 9993, que j'entendis pour la première fois parler du Seigneur Torwen et de ses Seigneurs Dark, survivants d’un clan ayant été enfermés dans des grottes par des hauts-elfes. Ils vivaient loin au nord et étaient ressurgis des entrailles de la terre afin de laver le monde de la présence des haut-perchés. Pourquoi il m'en parla, je ne le sus pas tout de suite, mais je quittai ma seconde famille et l'aimée secrète de mon coeur et pris la route immédiatement, vers le nord, dans les tréfonds du mystérieux Royaume Dark. Une longue route se dessina pour les rejoindre, faite de lacets et de feintes afin que ni Arheru, ni Annagûlmor ne puissent me retrouver.
Après d'âpres et longues recherches, je les trouvai enfin, ces Seigneurs Dark. Torwen, le noble Seigneur, me permit de me joindre à eux et je jurai de les servir à la vie et à la mort. Une nouvelle vie commença pour moi et j'y rencontrai d'autres membres qui allaient tous devenir mes amis : Agar, le nain forgeron d'épées, et excellentissime brasseur, Belphegor, l'elfe-noir illusionniste, adepte de potions en tout genre et Torwen, le maître des lieux, notre chef. Nous avons été rejoint peu après mon arrivée par Decontamination, elfe-noire et fidèle archère de Malecta et Ireth, l'elfe-des-bois amazone de la forêt de Wuhlh, suivies de peu de Tony Muerte, demi-elfe et nécromancien, c'est il bandito de service. Ensembles, nous menâmes quelques fines missions qui firent grandir le nom des Seigneurs Dark.
Après quelques temps, suite à une conversation avec Torwen dans laquelle il me parla des compagnons qui l’accompagnaient lors de sa sortie des grottes maudites, je les quittai provisoirement afin de questionner Natmagus au sujet de ma mère. (Voire Le Journal de Branwyn (http://gaelc.free.fr/forums/viewtopic.php?t=60)).
Sur le chemin du retour, je n'étais encore pas prêt à servir au mieux de ma forme. J'avais besoin de réfléchir. La route de Calder s'était ouverte en moi, j'avais besoin de temps. C'est la que le destin m'aida en mettant sur ma route ce jeune, mais néanmoins féroce, demi-orc nommé Carakanga Farotharedhel qui a fui les siens, trop peureux et vivants reclus dans leur montagne. Il a tenté de me dévaliser lors d'une pitoyable embuscade. Le duel qui s'ensuivit entre nous fût, lui, loin d'être pitoyable. Ce simple nigaud de guerrier demi-orc me tint en échec durant un long moment. Je dus utiliser des pouvoirs de chevalerie noire pour le vaincre. Mais je n'allais pas gâcher ce talent prometteur, aussi, je pris quelques temps pour mieux faire sa connaissance et commencer à lui apprendre certaines choses. Je me rendis vite compte que son appétit était aussi vorace que sa force était grande. Au vu de son potentiel, je me proposai de lui apprendre l'art des chevaliers noirs. Je crois qu'il en fût ravi puisqu'il a juré de me servir jusqu’à sa mort... Au fil des jours je me mis à me dire que je pourrais lui faire confiance. Une idée avait germé dans mon esprit afin de le tester.
Grâce à la potion d'une fée, il se fit passer pour moi un certain temps, et personne n'y vît rien. Je passai ce temps à méditer. Après de longues nuits froides à prier, ma décision fût prise. Oui, je devais rejoindre les Seigneurs Dark et avec eux partir à l'assaut de Ganareth, afin de prospérer et de chasser les haut-perchés de leurs terres en semant panique et terreur. Au nom de Calder.
Lors de mon retour, je leur avouai tout de la supercherie et leur présentai le demi-orc, sous leurs yeux ébahis, en soulignant les défauts de la surveillance du repère. Ils me pardonnèrent, mais cela me coûta une nuit entière de fête.
Carakanga devint mon bras droit, il maîtrisait de mieux en mieux l'art des chevaliers noirs et se distinguait sur les champs de batailles. Il était de plus mon fournisseur attitré de dodos et le meilleur équarrisseur de la guilde.
Nous menions de plaisants raids sur des convois appartenant aux perfides jusqu'au jour où Belphegor revint d'un voyage...
A ce moment là, j'avais totalement oublié l'histoire de ce village.
Raconté par Carakanga Farotharedhel (http://eolindel.free.fr/_avatars/avatars_jpg/1203.jpg)
Je suis un demi-orc. Carakanga Farotharedhel est mon nom, il veut dire Crocs-de-fer pourchasse les haut-elfes. Je me le suis choisi le jour de mes quinze ans, suite à une histoire, celle de la guilde de mon maître que je ne connaissais pas encore, et qui était racontée par les vieux de ma tribu. Ces vieux sots murmuraient que le Grand Seigneur était sorti de la montagne, mais ils étaient trop froussards pour aller s'en rendre compte par eux-mêmes. Mon nom d'enfant, seule ma mère le connaît, et je ne le dirai qu'en mourrant...
De ma tribu, ce que j'en retiens, est que je suis très bon dresseur et équarisseur (pour les bêtes ne voulant pas être dressées). Sinon, concernant les miens, ce ne sont que lamentations, regrets et peurs... Ces lâches trop peureux de se montrer au monde tel qu'ils sont me dégoûtent. Ces misérables trop honteux de leur sang commun avec les orcs. Ces trouillards retranchés dans leur montagne dans l'attente de jours meilleurs. Dès que j'eus quinze ans, je choisis mon nom et quittai ma tribu, décidé à devenir le meilleur guerrier Dark de Ganareth et de servir sous les plus prestigieux Généraux Dark...
Après quelques mois de petites rapines et autres détroussages de voyageurs, je le rencontrai enfin, Mon Général. Et bien qu'il m'interdise de l'appeler ainsi, rien ne m'empêche de penser à lui en ces termes. Lui dit s'appeler Sadra.
Je le rencontrai lors d'une embuscade. Il était ma victime. Planqué dans un fourré, je lui sautai dessus, mais il m'évita de justesse. S'ensuit alors un combat acharné, d'où j'aurais pu sortir vainqueur... Si Mon Général n'avait pas été Chevalier Noir. Une fois battu, je lui prêtai allégeance. J'avais faim et ses fontes semblaient pleines de victuailles.
Depuis lors, je l'ai suivi, apprenant de lui l'art noble de la noire chevalerie. Puis vint un jour où il me proposa une drôle de mission. Je dus me faire passer pour lui un certain temps parmi les Seigneurs Dark grâce à une potion au goût immonde... Il me parla de chacun de ses amis, et je devais l'imiter pendant des heures. Lorsqu'il revint, je ne sais pas d'où, tout rentra dans l'ordre après une nuit ma foi fort bruyante et fort plaisante qui le vît reprendre sa place parmi ses compagnons. Je continuai ensuite à apprendre de Mon Général et je mis aussi mes talents de dresseur et d'équarisseur au service de la guilde des Seigneurs Dark, dirigée par le Grand Seigneur ressortit des montagnes.
Raconté par Arheru Kanomenel (http://eolindel.free.fr/_avatars/avatars_jpg/200.jpg)
Cela faisait douze ans que j'avais perdu la trace de Sadra. Ma haine des Haut-elfes s'était peu à peu assouvie. Je me remis à suivre la voie de la classe des moines et une certaine paix intérieure était réapparue en moi.
Je dus par contre expliquer mes actes devant un conseil de la confrérie. Ils décidèrent, à juste titre, de me radier de leur ordre. Je décidai de pratiquer à nouveau mon ancienne profession, celle de "mercenaire politique".
Ma vie avait retrouvée une certaine routine jusqu'au jour où une vieille fée nécromancienne du nom d'Annagûlmor vient me trouver. Elle me parla de mon amour Sylvania (qu’elle me manque…), de Sadra, des Seigneurs Dark... Je ne sais comment, malgré ma force de caractère, et malgré moi, je sentis renaître au fond de mon être ce que j'avais cru perdus : la Haine et la Colère.
Je repris donc la route, en direction du repère des Seigneurs Dark, à la fois content de retrouver mon ami et peu sûr d'être à l'aise parmi des bandits...
Raconté par Annagûlmor ( http://eolindel.free.fr/_avatars/avatars_jpg/089.jpg)
... J'en ri encore... ce pauvre Sadra croyait m'avoir semé. Ce pauvre petit chiot s'en était retourné là il où il croyait avoir une famille. Et ce stupide vieillard de Natmagus qui va lui raconter l'histoire de Torwen et de ses Seigneurs. Jamais je n'aurais cru avoir autant de chance. Il est allé là où je le voulait, sans que je n'ai à faire quoi que ce soit.
Et comme il a été facile aussi de corrompre à nouveau le coeur de ce minable demi-elfe. Il était tellement prêt de retomber du côté mauvais, car quoi qu'il ait pu croire, jamais sa haine ne s'est assouvie, elle s'était juste endormie, le temps que je place mes pions...
Sadra
01-06-2005, 02:29 AM
La découverte
Récemment
Raconté par Sadra
Il s'est passé beaucoup de choses ces derniers temps. Cela a commencé avec l'histoire de ce cristal de commandement et cette pierre qu'il fallait détruire. Sacré Retour de Flamme (http://gaelc.free.fr/forums/viewtopic.php?t=98). C'est là que tout débuta. Je rencontrai alors Asaroth, qui s'est joint à nous depuis. C'est un elfe-noir nécromancien fou de vieux livre. Cela m'a fait comme un choc. Je pensai pouvoir enfin trouver ce village. J'avais là devant moi, une quantité impressionnante de livres en tout genre. Après lui avoir demandé où se trouvait le coin géographie, j'ai pu lui emprunter ce bouquin intitulé : manuel de géographie des territoires libres, années 7500. Lorsque j'eus enfin le temps de l'étudier, je découvris qu'il ne restait que cinq possibilités pour situer ce maudit village. Je n'était qu'un piètre explorateur, mais Carakanga parvint à éliminer en quelques jours trois des ces endroit. Ce jeune demi-orc m'étonne de jours en jours...
Il ne restait que deux solutions. C'est alors qu'un jour, je vis réapparaître Arheru, mon vieil ami. Il m'avait retrouvé. Je constatai que sa haine était revenue. Après une nuit de retrouvaille où nous dégustâmes quelques litres de Vin de Sang qu'il avait apporté, nous discutâmes du bon vieux temps. C'est lui qui me parla du village en premier. Quand je lui ai raconté mes aventures, il a tout se suite pu éliminer le faux village; il le connaissait, et il était sûr que ce n'était pas cet endroit.
Nous avions trouvé la Cible. Il ne restait plus qu'à tout mettre en oeuvre. Arheru n'était pas à l'aise dans nos cavernes et partit habiter dans l'hôtel d'un village voisin.
C'est lors de la fête suite à la visite de Thanquol Malal et Mor Amarth du Royaume Silmaris (http://gaelc.free.fr/forums/viewtopic.php?t=142) et du départ d'Ireth que je rencontrai Eldûrmoth Tirtaur, un elfe-des-bois de la forêt de Whulh, ranger et surtout Maître du Temps venu chercher Ireth sur l'ordre de son grand-père.. Je lui demandai de repasser me voir, ce qu'il fît quelques jours plus tard, quand Ireth fût en sécurité parmi les siens. Après une brève discussion, je compris tout de suite qu'il haïssait les haut-elfes encore plus que moi, et c'est pourquoi il était devenu Maître du Temps afin d'ouvrir des passages aux armées Dark. Il fût tout de suite d'accord de m'aider dans ma quête.
Alors que notre discussion se terminait, je vis arriver Arheru, accompagné de cette maudite fée noire. Carakanga, il n'était jamais loin de moi, qui avait un don pour la résistance à la magie, fût la première personne que je connût encore vivante après avoir menacé Annagûlmor. Elle semblait le craindre. Cela pourrait m'être utile.
Je fis les présentations, chacun se méfiant de tout le monde. Après quelques explications, il fût décidé qu'Eldûrmoth irait reconnaître le terrain. Annagûlmor ne tarda pas et s'en alla très vite, comme à son habitude. Arheru, Carakanga et moi restâmes le reste de la nuit à discuter. Cette nuit-là, Arheru nous convainquit, Carakanga, et surtout moi-même, que nous étions tous les deux des combattants, avec leus lois et leurs codes, mais en tout cas pas des meurtriers aveugles. Cela me remua, et c'est à ce moment que notre plan prit forme. Nous en établîmes les détails en jurant de garder le silence sur cette affaire. Je me rendis compte que malgré sa haine, Arheru était encore plein de ressources et de noblesse. Je l'enviai...
Raconté par Eldûmoth Tirtaur (http://eolindel.free.fr/_avatars/avatars_jpg/064.jpg)
Je viens du coin le plus reculé de la forêt de Whulh, à la frontière sud, celle avec les Light. Cela fait des années que nous résistons à leurs assauts. Pas la guerre, non, la déforestation, la chasse à outrance, le non respect de nos terres sacrées.
Je me nomme Eldûrmoth Tirtaur, ce qui en elfique veut dire Etoile sombre du crépuscule surveille les bois, et c'est exactement ce que je suis. Un gardien de nos forêts, un Ranger, et mon dieu Zephyr me donne célérité et souffle pour accomplir ma mission. Débarrasser Ganareth des hauts-elfes, appelés justement par Sadra les haut-perchés. C'est pourquoi, profitant de mes qualités de discrétion et de rapidité, je tisse un réseau de télétransportation grâce aux fontaines de mana afin d'amener nos armées aux portes des villes des maudits. Je suis un Maître du Temps. De par mes voyages, j'ai également acquis des capacités de prospection.
Depuis peu, je me suis mis en route afin de retrouver Ireth, la petite-fille de notre Sage Protecteur. Quand à moi, je fus surpris de rencontrer cette guilde. Tous unis par le même objectif, la mort de "haut-perchés". Cela me fit réfléchir, et quand Sadra s'approcha de moi afin de me demander un service. J'acceptai de suite, le temps d'amener Ireth en sécurité dans la forêt de Whulh et de revenir.
A mon retour, je racontai à Sadra pourquoi je voulais l'aider.
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Il y'a quelques années, j'étais encore enfant, je partis un jour suivre une piste avec mon grand frère. Alors que nous progressions à travers les bois, nous entendîmes des chiens aboyer et des chevaux. Mon frère me dit qu'il devait s'agir d'une chasse, sport qu'affectent particulièrement les haut-elfes. Il me dit de grimper à un haut arbre et de l'y attendre. Lui irait voir ce qu'il se passait. Je restai là à écouter les bruits de la forêts. Ils étaient pour moi comme des images depuis tout petits, et ce que je vis ce jour là me fit haïr ces monstres pour l'éternité.
Je visualisai les chiens, un peu en avant de la troupe de cavaliers. Mon frère les approchait par le flanc. C'était déjà un excellent éclaireur, et je ne compris jamais vraiment pourquoi il se fît avoir de la sorte. En effet, après le passage des chasseurs, il traversa leur piste, sans avoir remarqué qu'un des haut-elfe était resté la. Mon frère, armé d'un couteau, ne pût rien faire contre son adversaire muni d'une épée. Il fût mit à terre, et le haut-elfe souffla dans son cor. Les autres revinrent.
- Voyez, Messires la prise que je viens de faire...
- Ah, jolie capture, en effet, Seigneur.
- Je propose un petit jeu...
J'entendis qu'ils dévêtirent mon frère, puis ensuite, il y'eût deux coups sourds, on lui avait brisé les bras. Mon frère hurlait de douleur. Celui qui avait battu mon frère lui dit :
- Allons, nous ne sommes pas si méchants, tu peux partir... allez va...
Mon frère se leva péniblement sous les rires des hauts-elfes et se mit en marche. Je me dis qu'au moins ils le laissaient en vie. Lorsqu'il fût à une vingtaine de mètres de ses bourreaux, l'un d'eux lâcha alors les chiens, qui s'élancèrent fou furieux sur mon frère. Il tenta de s'échapper, mais il ne pût aller très loin, et là, sous les rires des chasseurs et les grognements des chiens, j'entendis les cris de souffrance de mon frère en train d'être déchiqueté par les chiens des maudits. Je mis mon poing dans ma bouche pour ne pas hurler... Au bout d'un moment, mon frère se tût. Un des chasseurs lui envoya un coup de pied dans les côtes et il ne bougea pas. Ravis, les chasseurs quittèrent les lieux en rigolant, comme s'ils venaient de regarder une pièce de théâtre. Dès qu'ils furent loin, je descendis de mon repère et courus vers mon frère. Il était déjà mort. Je jurai alors de le venger, coûte que coûte, au prix de ma propre vie s'il le fallait. Je le portai jusqu'à notre village, et tout ce que dont je me souviens est que ces hauts-elfes n'avaient jamais prononcés un nom... et que je les tuerai donc tous. Je me reprochai aussi ma lâcheté, et bien que je sache que je n'aurais pu leur tenir tête à moi tout seul, ce sentiment ne me quittera jamais vraiment...
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Sadra avait les poings serrés et les jointures de ses phalanges étaient blanches, ce qui pour un elfe-noir devait être grave et douloureux. Je me rendis compte plus tard que toutes ces histoires, il les encaissait comme une éponge, faisant grandir sa haine des haut-perchés de jour en jour, d'histoires en histoires...
Je lui dis que j'étais d'accord de lui ouvrir une route vers ce village et c'est alors que surgirent alors deux êtres forts différents. Une fée aussi vieille que le Whal lui-même, d'allure orgueilleuse et méchante et un demi-elfe, d'allure noble et posé. Le demi-orc garde du corps de Sadra n'aimait visiblement pas la fée, et elle le lui rendit bien. Les palabres ne furent pas longues et on me confiait le soin de repérer les lieux de ce village. Fort bien, puisque je devais ouvrir une route jusque là-bas, autant en profiter. Je partis sur le champ vers ce village.
Raconté par Carakanga Farotharedhel (http://eolindel.free.fr/_avatars/avatars_jpg/1203.jpg)
Je me sentais progresser dans l'art de la chevalerie noire et participais au maximum de batailles que je pouvais. Cela me plaisait. La cause des Seigneurs Dark devint la mienne, à force d'entendre toutes ces histoires de hauts-perchés massacrant des Dark. Les Dark n'étaient certainement pas meilleurs, mais j'en étais un.
J'aimais suivre Sadra et l'observer dans ses discussions. On me prenait pour son garde-du-corps, ce qui me flattait. Ce soir-là, quand l'elfe-des-bois Eldûrmoth arriva, je vis tout de suite que mon Général s'intéressait à sa capacité d'ouvrir les routes invisibles. En effet, peu de temps après, il réapparût et s'entretint avec Sadra. Au bout d'un moment, je vît apparaître un demi-elfe et une fée hideuse et vipère. Elle fût visiblement surprise rencontrer un demi-orc en ces lieu, et il était certain qu'elle n'aimait pas ceux de notre race. Peut-être à cause de notre résistance innée à la magie... Ces insultes ne me touchèrent pas jusqu'à ce qu'elle me traite de pouilleux lâche, mon sang ne fit qu'un tour et je lui expliquai alors que ses tours de passes-passes, je me les mettaient dans le derrière, et que des fées comme elle, je m'en tartinait trois tous les matins comme encas avant le déjeuner... J'agitai alors ma hache en guise de tue-mouches, ou tue-fées, en l'occasion. Elle me lança une bordée d'injure et se calma. J'appris que le demi-elfe se nommait Arheru et qu'il était un ami de Sadra. Après leur discussion, Eldûmoth, l'elfe-des-bois, nous quitta afin de nous ouvrir la route jusqu'à ce village, si cher au coeur de Mon Général. La fée partit de suite, en me maudissant. C'est drôle, je la trouvais, sous ses airs de suffisances, de méchanceté et d'orgueil, un je ne sais quoi d'attendrissant, de pathétique...
Il ne restait plus qu'Arheru, Sadra et moi. Je fût surpris d'être convié à boire un verre avec eux. Cette nuit-là, ils ne cessèrent de débattre, et après un long monologue d'Arheru au sujet de la guerre et de ses lois, sembla convaincre Mon Général. Les propos de ce demi-elfe, au parler si riche, me laissa songeur. Il avait raison, mais je le pensais déjà un peu avant... Nous fîmes promesses de garder secret cette entreprise.
Raconté par Arheru Kanomenel (http://eolindel.free.fr/_avatars/avatars_jpg/200.jpg)
J'avais enfin trouvée le repère des Seigneurs Dark. Il me tardait de revoir ce cher Sadra. Je montrai patte blanche à l'entrée de leur territoire, mais ce fût une autre pair de manche que d'entrer dans leur grotte. Heureusement, alors que tout ma diplomatie était vaine face à ce garde buté, ce vieil ami vint à passer par là. Nos retrouvailles furent chaleureuses, et je me réjouissais de lui faire déguster les derniers crus de Vin de Sang que j'avais amené avec moi. Nous parlâmes longuement, je sentais qu'il bouillait d'impatience d'en parler, et pour finir je lui demandai s'il avait retrouvé ce village. Il sembla ravi d'en causer enfin et fût encore plus ravi quand je lui éliminai l'une des deux possibilités. Voyant arriver d'autres membres de sa guildes, tous l'air plus menaçants les uns que les autres, je pris congé de Sadra. Malgré son invitation, je déclinai l'offre de dormir sur place. Il se faisait tôt et j'avais un rendez-vous. Je lui dit que j'avais déjà déposés mes affaires dans un hôtel voisin. Il comprenait.
Sur le chemin du retour, je me dirigeai vers le lieu de rendez-vous. Annagûlmor m'y attendait déjà. Je lui racontai les derniers évènements et me elle décida d'aller elle-même parler à Sadra. Cette histoire de village avait déjà trop duré. Je repartis donc en sa compagnie vers l'antre des Seigneurs Dark. Aucun garde ne nous posa problème et elle se dirigea directement à l'endroit où se trouvait Sadra. Il était avec un elfe-des-bois qui, le l'appris peu après, se dénommait Eldûrmot Tirtaur, un futur allié Maître du Temps. A peine arrivé, le garde-du-corps de Sadra sortit de l'ombre. Annagûlmor le vît et tout de suite je la sentis devenir nerveuse. Il lui lança une bordée d'injures auxquelles le demi-orc répondit par une superbe boutade. Cela laissa la fée muette. Nous pûmes enfin faire les connaissances et discuter. L'elfe-des-bois, une fois informé de sa mission, partit sans tarder. Peu après, Annagûlmor s'en alla à son tour, dieu sait où et dieu sait quoi faire...
Restait Sadra et ce garde-du-corps qui s'appelait Carakanga et qui n'était finalement qu'un gamin, malgré sa forte musculature et son esprit vif pour un jeune demi-orc des montagnes. Nous allâmes à nouveau déguster du Vin de Sang et parlâmes à nouveau toute la nuit. Ce fût cette fois une discussion d'amis, d'utopistes, de doux rêveurs. Nous parlions paix, lois, respect, ordre. Je finis par un pamphlet sur les lois de la guerre et le code moral propre à chacune, ainsi que l'influence des dieux que nous prions. Ils semblaient hébétés. C'est là que Sadra eût cette drôle d'idée. Carakanga, qui l'appelait Mon Général, était prêt à le suivre. Je ne dûs que m'incliner face à ce plan très noble. Cela avait déjà été fait, il y'a vingt ans. Je pouvais lui trouver les ressources de garder son village en toute sécurité, une fois l'attaque menée à bien. Nous nous jurâmes de garder le silence et de mener cette folle idée à bien.
Raconté par Annagûlmor (http://eolindel.free.fr/_avatars/avatars_jpg/089.jpg)
En bon petit chien qu’il est, l’elfe impur était à l’heure. Après un pénible résumé de la situation, je décidai de me rendre auprès de ce fougueux mais contrariant et trop pressé petit insolent de Sadra. L’impur m’accompagna. Lorsque nous arrivâmes, je constatai la présence d’une demi-bête des montagnes… ces malpropres et trouillards erreurs de la nature résistaient en plus bien à la magie… Rhâââ !
Et en plus, ce malodorant a été grossier et insultant envers ma féerique personne… Rhâââ ! Il ne perd rien pour attendre.
On me présenta aussi un être des bois… un de ses lâches se cachant encore derrière les sortilèges de Coccifera, qui s’est sacrifiée pour eux… pauvre et misérable peuple en voie d’extinction… Néanmoins, celui-ci était rempli de la même haine que Sadra, mais il était moins indépendant et moins sûr-de-lui que le bâtard noir. Il sera un parfait pion de plus dans mes desseins. Il partit remplir la mission qui lui avait été confiée… bon test.
N’ayant plus rien à faire avec ses pauvres âmes égarées, je m’en allai torturer d’autres consciences et avancer d’autres pions.
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à suivre...
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