View Full Version : Cahier de vers en vrac
Sadra
01-02-2005, 02:28 PM
Sur la couverture, en lettres de sang, il est simplement écrit :
Vers en vrac - de Sadra Âme-Noire
Ce cahier en cuir de couleur très claire ne peut que faire penser à ceux qui connaissent l'elfe-noir auteur de ces vers qu'il s'agit de cuir de haut-elfe.
Et il est fort probable qu'ils ne se trompent pas...
A l'intérieur, plusieurs textes, dont certains n'auraient peut-être jamais dus y figurer, mais ce qui doit être le sera et ce qui est fait le restera...
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Sadra
01-02-2005, 02:36 PM
Les Neuf
Rassurants cratères de feu
Répartis sur nos domaines,
Repoussant les lumineux
Des pistes guidant aux avens
Des puissants cristaux Dark
*****
Envoûtants nuages obscurs
Enlacés autour des monts,
Dissimulant tout les ponts
Des sentiers qui mènent aux murs
De la citadelle Dark
*****
Inquiétantes vapeurs de peur
Irriguant les terres enn’mies,
Projetant les pires horreurs
Qu’ils boiront jusqu’à la lie
Quand ils rêv’ront des Dark
*****
Sous la demi-lune sombre,
Les fontaines bénéfiques
Attendent les cristaux Dark
Pour que s'étendent les ombres
D'un Royaume magnifique,
Celui du Peuple Dark
*****
Sereins habitants des bois
Souvent vous nous appuyer
Tout en respectant les lois
De votre sainte neutralité
Respectée par les Dark
*****
Belle vague courant sur les flots
Baignant les terres alentours
En épargnant ses dévots
Qui du haut des sombres tours
Sont fiers d’être des Dark
*****
Vent du soir qui nous caresse
Venant et allant partout,
Il écoute et voit sans cesse
Ce que projettent tous les fous
Qui veulent cerner les Dark
*****
Sous la demi-lune sombre,
Les fontaines bénéfiques
Attendent les cristaux Dark
Pour que s'étendent les ombres
D'un Royaume magnifique,
Celui du Peuple Dark
*****
Bienfaitrice des champs fertiles
Bénissant hommes et cultures,
Evitant les grandes villes
Pour bâtir un doux futur
A notre descendance Dark
*****
Terrifiante colère du ciel
Terrorisant les émules
En crachant son puissant fiel
Sur ces viles et lâches crapules
Jalouses du peuple Dark
*****
Perfection démesurée
Pour la gloire de son père,
Pas de parole modéré
Elle ne sert pas de repère
Au vaillant peuple Dark
Sadra
01-02-2005, 02:37 PM
Au combat
A l’aube d’une sanglante bataille
Le guerrier affûte sa lame
Et vérifie chaque détail
Prêt à jouer l’ultime drame
Boule au ventre avant les cris
Le calme avant la tempête
Qui sera encore en vie
Qui ce soir fera la fête
Soudain retentit le cor
Une dernière lampée d’air frais
Déjà les mages lancent leurs sorts
Les archers tirent traits sur traits
Il avance au pas, en lignes
Priant pour ne pas tomber
Et Attend le fameux signe
Où tous pourront charger
Regards vers le chef de groupe
Qui soudain abaisse le bras
Et libère ainsi la troupe
Qui enfin court au combat
La meute hurlante et sauvage
S’écrase contre la horde adverse
Chocs, sang, hurlement et rage
Joies et satiétés perverses
Parades, bottes et contre-attaques
Tailler, tuer pour la victoire
Esprit et corps démoniaques
Survivre est le seul espoir
Au soir d’une sanglante bataille
Le guerrier guérit son âme
Et oublie son seul travail
Dans les doux bras d’une dame
Sadra
01-02-2005, 02:38 PM
Préserver ma vie
Prendre celle des autres
Tel est l’obscur prix
D’être son apôtre
Ce sentiment nommé la haine
Comme un voile noir devant mes yeux
Qui m’oppresse et me brûle les veines
M’a prise comme un pion dans Son jeu
Semeur de vie, je suis ton ennemi,
Cueilleur de mort, tu mérites le même sort,
Bien, mal, chaos, ordre ; rien ne me fait peur
Car je suis au service du Grand Faucheur
Cet âpre goût à la colère
Qui m’oblige à sortir mes lames
Et dans d’obscurs désirs pervers
A délier les corps des âmes
Payer ma survie
En prenant les vôtres
C’est le seul défi
Qui prime sur les autres
A celui qui de plus en plus prend mon âme...
Sadra
01-02-2005, 02:42 PM
La Dame Blanche déchue
Quelle est cette ombre claire que j’ai entraperçue,
Qui comme un fantôme a glissée entre deux rues,
Est-ce un rêve, un songe ou une hallucination ?
L’abus d’alcool a-t-il altéré ma raison ?
Est-il possible que la Reine Blanche déchue revienne,
Reprendre sans pitié la place qui était la sienne ?
Ombre sombre et mystérieuse affamée de vengeance
Qui dans les pires tourments punira son engeance ?
Fantôme de la Reine Blanche qui n’a plus la peau blême,
Se peut-il que toi aussi, sous le poids des chaînes,
Tout comme mes ancêtres, ton âme se soit obscurcie ?
Douce et éphémère vision qui m’a sous son charme,
Est-il possible qu’ils t’aient fait verser tant de larmes
Que comme pour nous, tes yeux aient pour toujours rougis ?
Sadra
01-03-2005, 08:22 AM
Pour Agnar
Mort qui vient, qui brûle, qui te fauche
Toi qui craint, qui hurle, qui te cache
Subit le jugement du Dieu des dieux
Et peut-être gagneras-tu la Vraie Mort
***
Tu attaques les faibles et sèment leurs vicaires
A ses ouailles tu redonnes des espoirs
Il t’a choisi, accepte et laisse-toi faire
Prépare-toi à être jugé par Gothar
Attends-toi à être rejeté sur terre
Et craindre encore longtemps la faux d’Agnar
Tu tombes et éparpilles tes vicaires
Dans ta chute t’accompagnent tes espoirs
Il t’a choisi, accepte et laisse-toi faire
Prépare-toi à être jugé par Gothar
Attends-toi à être rejeté sur terre
Et craindre encore longtemps la foi d’Agnar
La lame taille et disperse tes vicaires
Tombent tes tripes et s’envolent tes espoirs
Il t’a choisi, accepte et laisse-toi faire
Prépare-toi à être jugé par Gothar
Attends-toi à être rejeté sur terre
Et craindre encore longtemps les fous d’Agnar
***
Meurt par ta faute, ma main ou sa faux,
Meurt par le feu, le poison ou l’eau
Mais tâche de mourir en vrai héros
Car Gothar te juge depuis là-haut
***
Le feu brûle et enfume tes vicaires
Flammes détruisant ta vie et tes espoirs
Il t’a choisi, accepte et laisse-toi faire
Prépare-toi à être jugé par Gothar
Attends-toi à être rejeté sur terre
Et craindre encore longtemps le feu d’Agnar
La mort rampe et s’incère dans tes vicaires
Acide Rongeant ton corps et tes espoirs
Il t’a choisi, accepte et laisse-toi faire
Prépare-toi à être jugé par Gothar
Attends-toi à être rejeté sur terre
Et craindre encore longtemps la femme d’Agnar
L’eau inonde et prive d’air tes vicaires
Tes poumons se dégonflent comme tes espoirs
Il t’a choisi, accepte et laisse-toi faire
Prépare-toi à être jugé par Gothar
Attends-toi à être rejeté sur terre
Et craindre encore longtemps l’étau d’Agnar
***
Mort qui vient, qui brûle, qui te fauche
Toi qui craint, qui hurle, qui te cache
Subit le jugement du Dieu des dieux
Et peut-être gagneras-tu la Vraie Mort
Où seras-tu encore banni des cieux
Et à nouveau expulsé dans ton corps…
Sadra
01-08-2005, 01:18 PM
Juste un songe...
Derrière toi, je m’approche lentement
Et d’un geste plein de désinvolture
De tes épaules ôte ton linceul blanc,
Pour juste te contempler, sans luxure…
D’un seul doigt je caresse ta peau sombre
Passant de tes épaules à ton dos,
Seuls au monde, bien cachés dans les ombres,
Est-ce mal de vouloir sentir ta peau…
Sans même échanger une seule parole,
Sans même se regarder dans les yeux,
C’est l’instant terrible où tu t’envoles,
Je ne peux même pas te dire adieu…
Je demeure seul dans cet endroit
Avec le fantôme de ta présence,
Abandonné dans mon songe, sans toi,
J’apprends à souffrir de ton absence…
Toi, mystérieuse et belle âme en peine,
Que ne puis-je te serrer dans mes bras
Afin d’adoucir un peu ma haine
Sans que comme un cadavre tu me voies...
Sadra
01-08-2005, 01:19 PM
Cité maudite
Dans cette mystérieuse tour
Patientent des monstres sans noms
Fin prêts pour le grand jour
De leur libération...
Sous les champs des fermiers
D’anciens champs de bataille
Crachent les défunts guerriers
Qui nous vengent où qu’ils aillent...
Obscur nuage de suie
Décolle de ces vieilles ruines
Et chez nos ennemis
Tombe telle une mortelle bruine...
Au centre du village
S’écrase une boule de feu
Le signal du saccage
Enfin commence le jeu...
De leur cité maudite
Les hurlements s’élèvent
Oubliant dans leur fuite
Nos lames qui les achèvent...
Les cendres du bûcher
S’envolent dans le vent
Et vont se déposer
Sur leurs pâles corps en sang...
(Pour les Versets Dark)
Sadra
06-22-2005, 08:45 AM
Grain après grain, il transforme l’avenir en passé
Nous étranglant dans ce court instant qu’est le présent
Jour après jour, il coule en un chaos régulier
Tourbillonnant calmement, inexorablement
:dnl: :dnl: :dnl:
Heure après heure, il ressert son étreinte sur nos gorges
Et sous nos jambes le sol d’argile vibre, tremble puis s’écroule
Mètre après mètre, l’on chute tandis que sonne l’horloge
Puis le silence nous accueil parmi l’immobile foule
:dnl: :dnl: :dnl:
Rien après tout, plus de son, de couleur ou d’odeur
En son sein l’éternité nous a emprisonné
Toi après eux, mes souvenirs s’estompent et j’ai peur
Prisonnier bercé dans l’éternité, oublié…
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