Mauclerc
04-19-2005, 09:35 AM
Lentement, la jeune elfe ouvrit les paupières. Une migraine affeuse lui martelait les tempes, elle voulut se lever mais ses jambes ne purent la porter. Elle s'effrondra sur la paillasse en soupirant faiblement, les exercices auxquels il la soumettait était épuisants tant psychologiquement que physiquement. Completement exangue, elle ferma les yeux et voulu se rendormir, mais le bruit de la clé dans la porte de sa cellule la réveilla. Il était de retour. Elle entrouvrit les yeux et observa l'homme. Il déposa un sac, visiblement léger, sur l'unique table de la piece et l'ouvrit. "Encore des plantes" se dit l'elfe.
Depuis deux mois que l'homme l'avait acheté à un marchand d'esclave, l'homme, un sorcier probablement ou un necromancien, n'avait cessé d'essayer toutes sortes de plantes hallucinogènes, de potions, de rituels et d'exercice afin, disait-il, de lui ouvrir l'esprit. Ouvrir à quoi? Ca elle l'ignorait.
L'homme se retourna, il la saisit par la nuque, lui pinça les narines et la força à boire une decoction, infâme, mais qui la remis sur pied aussitôt. L'homme lui dit : "Ce coup-ci c'est la bonne, tu va avaler la tisane que je vais te préparer, et réciter cette incantation, après cela tu te saignera le bras gauche en trois traits parallèles et tu fera l'exercice mental que nous avons vu hier".
Résignée, elle but la tisane et récitat l'incantation, mais quand elle eu le poignard en main, l'envie de la planter dans le corps de l'homme la saisit. Réunissant ses forces réveillées par la potion, elle se jeta sur l'homme. Mais elle fut repoussée par une force émanant de l'homme, elle le savait, mais qu'elle auraitété incapable de définir. Il lui arracha le poignard des mains, puis la frappa au visage à plusieurs reprises, perdant d'un coup les forces obtenus par la potion, elle ne put que subir les coups. Quand il la lâcha, elle avait le visage tuméfié.
Cependant, elle ne ressentit pas la douleur. Lentement son esprit se détacha de son corps. Ce n'était la mort, elle le sentait, mais comme l'accès à un autre monde. Elle s'y sentit bien, apaisée, comme un enfant dans le sein de sa mère, son esprit en effleura d'autres, la plupart ne semblait pas issu d'une des races qui foulaient Ganareth, certains semblaient très anciens, d'autres n'avaient pas d'âge. Puis une immense puissance se manifesta, elle ne put la décrire mais l'idée que ce soit une femme, une déesse, lui vint immédiatement à l'esprit. Sa présence était rassurante, sa force bienveillante. Soudainement, elle se sentit comme celui qui revient à son foyer après une longue campagne, et décida de s'abandonner totalement à cette pleinitude.
Le sorcier s'écroula, la nuque brisée, aux pieds de Mauclerc. Bien qu'il fut réputé puissant, la resistance du sorcier fut très limité. Comme s'il avait employé toute sa magie et qu'il n'avait pas eu le temps de la reconstituer.
"Un nouveau coup de chance" se dit Mauclerc "je suis vraiment né sous une bonne étoile".
Il repoussa le corps de l'homme du pied et se dirigea vers la jeune elfe étendue. Aucun muscle de son visage n'était contracté, elle semblait sourrir, la bouche béante et la langue pendante. Il n'était pas nécessaire d'être magicien pour deviner que plus aucun esprit n'habitait ce corps. Il soupira. Cela faisait des mois qu'il s'était penché sur l'existence, réelle ou supposée, des chamanes. Ces êtres doués d'une magie hors du commun, et qui pourrait même communiquer avec les Dieux. Bien qu'ils soient considérés comme légendaires, plusieurs rumeurs faisaient état de personnes douées de ces pouvoirs.
Pourquoi n'existait-il pas de chamanes, comme il existait des sorciers, des nécromanciens ou des rodeurs, il n'en savait rien. Seulement des suppositions. Peut être ces pouvoirs venaient ils des fées qui pouvaient en doter certains mortels, comme la tradition des forêts le disait. Peut être cela vient-il d'une empathie avec la nature surdéveloppée, comme les nomades des steppes l'affirment. Peut être encore, cela vient-il du fait que l'immortel qui aurait put former les mortels à cela n'est il jamais apparu, comme d'autres textes mythologiques anciens le suggèrent.
Toutefois, le fait que tant de personnes cherchent des chamans n'était pas anodin ; et c'est pourquoi il avait également entreprit cette quête. Les pouvoirs des chamanes étaient méconnus, mais les textes les plus extravagants parlaient de capacité à modeler la nature selon ses désirs. Bien entendu, le peu de foi qu'il accordait à ces textes décrivant un chamane déplacant une montagne car son ombre le dérangeait étaient purement fantaisiste ; mais d'autres textes, plus crédibles, faisaient état de chamanes communiquant avec les esprits, voir avec les dieux. C'est pour cela qu'il s'était mis en quête de trouver un chamane et de le former. Et voila que lorsqu'il atteint son but, il ne découvre que le corps sans âme, bavant et impotent, d'une elfe détruite par les traitements irraisonnés d'un sorcier stupide. Quel gachis. Il s'empara des documents étalés sur la table ; certains pourraient lui être utile. Il se dirigea vers la porte et regarda le corps inannimé de l'elfe. Sans doute saisit de compassion, il broya quelques une des plantes disposées sur la table et les fit infuser, puis il versa le poison ainsi obtenue dans la bouche de l'elfe. Une mort rapide et sans douleur, c'était tout ce qu'il pouvait offrir à ce corps devenu pantin désarticulé.
Depuis deux mois que l'homme l'avait acheté à un marchand d'esclave, l'homme, un sorcier probablement ou un necromancien, n'avait cessé d'essayer toutes sortes de plantes hallucinogènes, de potions, de rituels et d'exercice afin, disait-il, de lui ouvrir l'esprit. Ouvrir à quoi? Ca elle l'ignorait.
L'homme se retourna, il la saisit par la nuque, lui pinça les narines et la força à boire une decoction, infâme, mais qui la remis sur pied aussitôt. L'homme lui dit : "Ce coup-ci c'est la bonne, tu va avaler la tisane que je vais te préparer, et réciter cette incantation, après cela tu te saignera le bras gauche en trois traits parallèles et tu fera l'exercice mental que nous avons vu hier".
Résignée, elle but la tisane et récitat l'incantation, mais quand elle eu le poignard en main, l'envie de la planter dans le corps de l'homme la saisit. Réunissant ses forces réveillées par la potion, elle se jeta sur l'homme. Mais elle fut repoussée par une force émanant de l'homme, elle le savait, mais qu'elle auraitété incapable de définir. Il lui arracha le poignard des mains, puis la frappa au visage à plusieurs reprises, perdant d'un coup les forces obtenus par la potion, elle ne put que subir les coups. Quand il la lâcha, elle avait le visage tuméfié.
Cependant, elle ne ressentit pas la douleur. Lentement son esprit se détacha de son corps. Ce n'était la mort, elle le sentait, mais comme l'accès à un autre monde. Elle s'y sentit bien, apaisée, comme un enfant dans le sein de sa mère, son esprit en effleura d'autres, la plupart ne semblait pas issu d'une des races qui foulaient Ganareth, certains semblaient très anciens, d'autres n'avaient pas d'âge. Puis une immense puissance se manifesta, elle ne put la décrire mais l'idée que ce soit une femme, une déesse, lui vint immédiatement à l'esprit. Sa présence était rassurante, sa force bienveillante. Soudainement, elle se sentit comme celui qui revient à son foyer après une longue campagne, et décida de s'abandonner totalement à cette pleinitude.
Le sorcier s'écroula, la nuque brisée, aux pieds de Mauclerc. Bien qu'il fut réputé puissant, la resistance du sorcier fut très limité. Comme s'il avait employé toute sa magie et qu'il n'avait pas eu le temps de la reconstituer.
"Un nouveau coup de chance" se dit Mauclerc "je suis vraiment né sous une bonne étoile".
Il repoussa le corps de l'homme du pied et se dirigea vers la jeune elfe étendue. Aucun muscle de son visage n'était contracté, elle semblait sourrir, la bouche béante et la langue pendante. Il n'était pas nécessaire d'être magicien pour deviner que plus aucun esprit n'habitait ce corps. Il soupira. Cela faisait des mois qu'il s'était penché sur l'existence, réelle ou supposée, des chamanes. Ces êtres doués d'une magie hors du commun, et qui pourrait même communiquer avec les Dieux. Bien qu'ils soient considérés comme légendaires, plusieurs rumeurs faisaient état de personnes douées de ces pouvoirs.
Pourquoi n'existait-il pas de chamanes, comme il existait des sorciers, des nécromanciens ou des rodeurs, il n'en savait rien. Seulement des suppositions. Peut être ces pouvoirs venaient ils des fées qui pouvaient en doter certains mortels, comme la tradition des forêts le disait. Peut être cela vient-il d'une empathie avec la nature surdéveloppée, comme les nomades des steppes l'affirment. Peut être encore, cela vient-il du fait que l'immortel qui aurait put former les mortels à cela n'est il jamais apparu, comme d'autres textes mythologiques anciens le suggèrent.
Toutefois, le fait que tant de personnes cherchent des chamans n'était pas anodin ; et c'est pourquoi il avait également entreprit cette quête. Les pouvoirs des chamanes étaient méconnus, mais les textes les plus extravagants parlaient de capacité à modeler la nature selon ses désirs. Bien entendu, le peu de foi qu'il accordait à ces textes décrivant un chamane déplacant une montagne car son ombre le dérangeait étaient purement fantaisiste ; mais d'autres textes, plus crédibles, faisaient état de chamanes communiquant avec les esprits, voir avec les dieux. C'est pour cela qu'il s'était mis en quête de trouver un chamane et de le former. Et voila que lorsqu'il atteint son but, il ne découvre que le corps sans âme, bavant et impotent, d'une elfe détruite par les traitements irraisonnés d'un sorcier stupide. Quel gachis. Il s'empara des documents étalés sur la table ; certains pourraient lui être utile. Il se dirigea vers la porte et regarda le corps inannimé de l'elfe. Sans doute saisit de compassion, il broya quelques une des plantes disposées sur la table et les fit infuser, puis il versa le poison ainsi obtenue dans la bouche de l'elfe. Une mort rapide et sans douleur, c'était tout ce qu'il pouvait offrir à ce corps devenu pantin désarticulé.