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View Full Version : Le recrutement des ombres


Torwen
08-28-2003, 04:14 PM
Partie 1 : L’obstination du fou, et la patience du sage

- Capitaine, vous m’avez fait mander ?
- Prends avec toi une dizaine d’homme et part surveiller le temple d’Aesir. N’oublie pas l’entrée sud, même si elle n’est plus utilisée, je crains le pire.
- Il faudrait être fou pour s’attaquer au temple, nous sommes au plein centre de la ville.
- Le fou est celui qui attaque sans se soucier des conséquences, sage est celui qui attaque sans se soucier des fous. Va et ne perd pas de temps, la nuit tombe et les ténèbres sont leur alliés. Puisse la lumière te protéger.

Le garde salua son supérieur et parti au pas de course dans les ruelles de la citadelle. Moins d’une heure plus tard c’est par groupe de trois et de quatre que les gardes commencèrent les tours de garde autour du temple. Aucune personne ne fut autorisé à entrer et chaque fidèle qui sortait encore était scrupuleusement fouillé et leur identité vérifiée. La nuit tomba totalement, et ne restait dans le temple que les prêtres et archiprêtres qui avaient voué leur vie à leur dieu. Les gardes allumèrent alors des torches dans les coin et les angles exiguë de l’immense battisse. Deux d’entre eux avaient était désigné pour rester monter la garde devant l’ancienne entrée sud.

- J’dis ça comme ça moi, mais c’est louche tout ça ! Nous faire poiroter comme des kells devant cette porte pendant toute la nuit, c’est pas normal.
- T’inquiète pas, t’as entendu ce qu’a dit le lieutenant, on aura tous une prime supplémentaire.
- Il n’empêche que c’est pas normal, on nous dit pas tout…

La nuit s’écoula lentement tant dis que les deux lunes étaient au plus haut dans le ciel de Ganareth. Leur lueur donnait une zone d’ombre devant le temple, et les formes des statues qui ornaient le toit s’allongeaient sur le sol dallé. Une patrouille arriva à hauteur des ombres et s’arrêta pour vérifier que personne ne se trouve à proximité de l’enceinte du temple. Un des garde dont le sommeil commençait à accabler fixa le sol un instant comme perdu dans ses pensées. Il mit un instant avant de comprendre que l’ombre qu’il était entrain de regarder était en mouvement. D’un bon il fit volte face et leva la tête en direction des statues. Lorsqu’il vit le voleur se déplacer avec agilité entre les personnages de marbre il cria pour donner l’alerte. Il était déjà trop tard. La grand porte d’entrée s’ouvrit dans un claquement et un archiprêtre d’Aesir, vêtu d’une simple tunique blanche et ample coura en directement des gardes en criant.

- Au voleur ! Par les démons septentrionaux, il nous a volé ! Au voleur ! Dieu Aesir, punissez les coupables !
- Calmez-vous mes hommes encercle le bâtiment, jamais il ne pourra s’échapper.
- Il a voler les documents dont nous avions la garde ! Rattrapez le !
- Gardes ! Restez à vos positions autour du temple, je m’en vais faire descendre cette oiseau de malheur.

Mais a peine le lieutenant eu fini sa phrase que le sifflement d’une flèche traversa la rue central. Le temps joua contre eux et au moment où les premiers gardes avaient chargé leur arbalète une ombre glissa du toit à la battisse d’en face comme suspendu par un fil. La flèche ne leur était pas destinée mais avait permis de tendre une fine corde, imperceptible de nuit, entre les deux bâtiments. On entendit alors le lieutenant rager et pester contre ses gardes lorsque le voleur disparu derrière les toits des maisons avoisinantes.

Necros
08-28-2003, 04:45 PM
Alors que le chef de la garde formait un groupe d'hommes pour le lancer à la poursuite du voleur, un des gardes resté en retrait constata avec stupeur en marchant sur l'herbe (http://perso.wanadoo.fr/necros-cappadocian/dnl/temporaire/puanteur_lieu_saint.mp3).

Alors qu'il se penchait pour ramasser une poignée de cette terre, son regard se porta instinctivement vers les ombres des arbres qui entouraient le temple.
Il scruta un instant les tenebres environnantes en ramassant une poignée de terre et s'écriat soudain ! (http://perso.wanadoo.fr/necros-cappadocian/dnl/temporaire/ombres_vivantes.mp3)

[Edité le 28/8/2003 par Necros]

Torwen
08-28-2003, 04:51 PM
Partie 2 : Le piège se referme

A l’aube du jour nouveau, plusieurs dizaines de garde avaient été posté aux différentes sorties de la ville. D’autres patrouilles parcouraient les rues de long en large avec comme consigne de garde un œil sur les toits des grandes battisses.

- Lieutenant vous allez avoir des comptes à me rendre !
- Capitaine je vous assure que mes hommes on fait de leur mieux, le voleur est encore en ville c’est certain, son arrestation n’est plus qu’une question de minute.
- Je l’espère pour vous, je l’espère.

C’est à l’ouest de la citadelle que les premiers cries se firent entendre. L’homme avait été repéré et avec la lueur du jour, il n’était plus question de le perdre de vue. Des gardes furent lancés à sa poursuite sur les toit tant dis que d’autre essayés de le suivre tant bien que mal en courant dans les ruelles en dessous de lui. Mais cette fois-ci l’organisation porta ses fruits, le rabattement avait apporté le voleur droit vers le gros des troupes, les issus pour s’enfuir se refermées les unes après les autres.

- Il est la haut ! Je l’ai vu ! Par là suivez moi vous autre !
- Lieutenant prenez garde aux documents, ils sont très précieux.
- Ne vous inquiétez pas mon père, le sang ne les tachera pas. Maintenant venez avec moi gardes, il est fait comme un rat.

Le voleur était à la fois arrivé aux portes de la ville et coincé comme dans une souricière. Il prit un dernier élan pour sauter sur le toit d’un cabanon en contre bas, quitte à se faire attraper, ce ne serait pas sans combattre. Mais le toit en question n’était pas vraiment en état de recevoir le poids d’un homme après un tel saut et les planches vermoulu se dérobèrent sous ses pieds.

- Il est tombé la dedans !
- Encerclez le ! Ne le laissez pas sortir vivant !
- Cent pièce d’or à celui qui le tue en premier !
- Gardes ! Cessez vos vociférations, ce n’est qu’un misérable voleur, la potence sera son seul salue, je vais…

Une fois de plus le lieutenant ne pu finir ses paroles, les deux battants de ce qui était en fait une grange volèrent en éclat. L’effet de surprise fut à son comble lorsque plusieurs dizaines de dodo sortir en courant en fonçant droit vers les gardes. Affolés par on ne sait quel stratagème, les animaux coururent dans tous les sens et envahirent les rues avoisinantes jusqu’au portes même de la ville.

- Par Aesir, arrêtez les ! Que se passe-t-il ?! Ou est passé le voleur !
- Que tout le monde reste à son poste ! Restez vigilant et surveillez qu’il ne s’échappe pas à dos d’un de ces animaux.

Les chaos pris place parmi la foule de garde, les dodos gambadaient dans tout les sens mais aucun d’entre eux ne portaient de personne. Submergés par le nombre certains d’entre eux réussir à quitter la ville en direction du nord ouest. Le calme revient un peu plus tard lorsque tous les dodos furent domptés et regroupés dans la grange. Les gardes constatèrent alors leur échec.

- Lieutenant, j’attends votre rapport.
- Cela va vous paraître absurde capitaine, mais je suis convaincu qu’il ne s’est pas échappé. Tous les gardes postés aux portes sont formels, tous les dodos qui sont sorties de la villes n’étaient pas chevauchés.

Torwen
08-28-2003, 07:01 PM
Partie 3 : Chevauché sur les terres de Ganareth

Un des dodos qui avait pu sortir de l’enceinte de la ville, pris un sentier qui menait en direction d’une foret d’arbre colossaux vers le nord. Il s’arrêta une fois à la lisière et se frotta contre le tronc du premier arbre à côté de lui.

- C’est bon, c’est bon, j’ai compris, je descends.

Agrippé par les quatre membres sur le ventre de l’animal, l’homme se laissa tomber sur le sol. Il était plutôt grand et le visage allongé avec une partie dissimulé sous une large écharpe noire. Il tenait contre lui une besace dont l’ouvrir laissait apercevoir un grand nombre de parchemin et autre manuscrit.

- Tu m’as sauvé la vie mon ami, et je n’ai rien pour te remercier… Je crois même que je vais encore avoir besoin de tes services. Oh, ne me regarde pas comme ça, cette fois-ci je grimperai normalement ne t’inquiète pas.

L’homme chevaucha le dodo et fila en direction du nord. Pendant une journée entière il fit détour sur détour et rallongement sur rallongement. Un sentiment de crainte n’arrêtait pas de le suivre. C’est uniquement lorsque la nuit commença de tomber qu’il accepta de s’aventurer sur des chemins plus vaste. Le paysage changeait peu à peu, les forets et prairies avaient laissé place à de vaste étendu de terre et des collines rocheuses à l’horizon firent leur apparition.

- Je sais que tu es fatigué mon ami, mais un dernier effort et tu seras récompensé. Là où je t’emmène tu seras choyé pour ce que tu as fais. Fini la grange et son espace réduit, je t’offre le plaisir de la liberté, mes amis vont bien s’occuper de toi.

L’animal remua vaguement de la tête comme s’il comprenait les paroles de l’homme. La nuit était totale lorsqu’ils arrivèrent au pied des premières collines. Malgré l’épaisseur des ténèbres qui les entourés l’homme n’eu aucune difficulté pour trouver son chemin. Ils prirent des sentiers de plus en plus petits et gravirent plusieurs vallons avant d’arriver devant une paroi rocheuse qui semblait indiquer la fin de la route. Mais l’homme fit comprendre au dodo de continuer à longer la paroi sur quelque mètres encore. Après une courte distance, il descendit de sa monture et regarda tout autour de lui pour être sur d’être à la vue de personne. Il contourna un rocher qui semblait s’être décroché de la falaise au dessus d’eux et le poussa sur le côté pour laisser place à une légère faille dans la roche.

- Ne bouge pas d’ici surtout, ce n’est que le début…

L’homme disparut dans la faille alors que le dodo restait stoïque, seul devant la paroi de roche. Au bout de quelque instant un cliquetis se fit entendre au fond de la faille et un rouage s’enclencha. Au moment même où il ressortir de l’embrasure en souriant, une large dalle se déplaça sur le côté pour laisser place à une grand ouverture dans la roche. L’homme s’engouffra dedans d’un pas sûr et le dodo le suivit machinalement. La dalle se referma derrière eux, les plongeant dans un noir le plus total. En face d’eux une lumière s’alluma et les guidèrent jusqu’à une porte dérobée dans le fond du boyau de terre. L’homme se présenta devant la porte qui s’ouvrir presque immédiatement. Un guerrier en armure de plaque usés lui fit face et le regarda d’un air sombre, une épée bâtarde accroché à son ceinturon. Pendant quelques secondes ils se regardèrent sans dire un mot, puis le guerrier sourit de toutes ses dents tachetés pour donner l’accolade au nouveau venu.

- Ah te voilà enfin de retour mon frère ! Vient, entre vite. Il t’attend.

Torwen
08-28-2003, 08:37 PM
Partie 4 : L’intronisation

C’est seul que l’homme pénétra dans l’immense caverne. L’animal avait été pris à part et amené avec les autre bestiaux pour être gardé comme il se doit. Peu de personne était présente lorsqu’il traversa la longue salle aux multiples colonnes. Son frère d’arme l’avait laissé à l’entrée, il devait retourner monter la garde auprès de la porte.

- Approche mon ami, il parait que tu as fait des exploits dans le sud ? Raconte moi.

La voix venait du fond de la grande salle, là-bas se tenait une longue table à laquelle se trouvait six personnes. Cinq pour être exact, car la sixième était différente, c’est elle qui avait parlé. Le représentant comme il se faisait appeler.

- Il n’y a rien dire que tu ne dois savoir déjà Torwen.
- Allons, pas de fausse modestie veux-tu, tu n’es pas allé là-bas pour impressionner ton frère.
- J’y suis allé pour prendre ces… Non, bien sûr que non… Ces papiers seront remis au grand érudit. Si je suis allé là-bas c’est pour prouver…
- Tu n’as rien à prouver, tu es déjà des nôtres, tu l’étais avant même de partir.

L’homme fixa l’elfe noir pendant quelque seconde. Il savait que les informations qu’il avait réussit à dérober serait d’une aide majeur dans les prochains conflits. Mais il ne les avait prit dans cette intention. Il fit quelque pas sur le côté et déposa sa besace sur une table basse.

- Bien, dans ce cas que dois-je faire ?
- Tu t’es montré bien plus fort et plus intelligent que tout ceux qui t’ont précédé. Ce n’est pas un hasard. Tu voulais rejoindre les ombres ? Je t’offre cette place, tu seras parmi les rôdeurs. Mais n’oublie pas, en faisant cela tu choisie les ténèbres comme reine et la nuit comme compagnon. Acceptes-tu ?
- Cela a toujours était ma volonté, et je l’accepte encore plus aujourd’hui.
- Bienvenue permis les Seigneurs Dark.

Tout était dit. L’homme s’inclina et se retira en silence pour rejoindre les quartiers des autres membres de la guilde qu’il connaissait que trop bien. Une des cinq personnes attablés à côté de Torwen se leva et alla récupérer la besace du rôdeur. Dans un silence religieux il revint prendre place parmi les autres et se tourna vers leur représentant.

- Cela a déjà commencé.
- Et ce n’est que le début mon frère. Il n’est que le premier, demain ils seront légion, et demain ils viendront pour rejoindre les rangs de nos compagnons.
- Puisse la Ténèbre t’entendre Torwen
- Il ne peut en être autrement, c’est elle qui a lancé le recrutement des ombres.


[Edité le 28/8/2003 par Torwen]