View Full Version : Samildanach
Enroulé dans sa couverture, Taldir ne parvenait pas à trouver le sommeil. Son dos le faisait cruellement souffrir et lui rappellait qu'à son âge, on ne dormait pas au creux d'un fossé mais dans un bon lit si on avait deux sous de jugeotte. Surtout à cette époque de l'année. Les première feuilles étaient déja tombées et la morosité du temps se conjuguait avec la folie des hommes. De féroces batailles opposaient chaque camp apportant inéluctablement son lot de morts, d'orphelins et de veuves. Plus de miséreux sur les routes et plus de brigands. L'ordre reculait chaque jour et ...
Un bruit attira soudain son attention et le sortit du vagabondage de ses pensées. Un crissement de feuilles, une respiration hachée et bruyante, sûrement un de ces pillards par nécessité. Se relevant brusquement, il se jeta sur la forme qui poussa un glapissement de surprise. Il mit sans peine son adversaire à terre et le traina jusqu'au cercle de lumière dispensé par les braises de son feu. Un gamin tout juste adolescent avec guère plus que la peau sur les os. Le visage marqué par le désespoir et les yeux cherchant une issue. Avec un soupir las, Taldir relâcha le garçon.
"Quel est ton nom, gamin ?"
"Si je vous le dis, vous pourrez vous en servir pour me lancer un sort. Je le sais, Pa connaissait les ensorceleurs.Vous ne m'aurez pas." Hum. connaissait.
"Tu n'es pas très futé, garçon. Pourquoi te jetterai-je un sort alors que je peux te mettre à terre sans difficulté ?"
Voyant le visage du garçon afficher un masque de désolation et de honte devant sa faiblesse, Taldir s'en voulut de se moquer d'un pauvre hère.
"Allons, je ne cherche pas à te railler. Tiens, installe-toi près du feu, il me reste de la nourriture en suffisance."
"Je ne suis pas un mendiant.", protesta le garçon.
"Tu aurais préféré voler? curieuse conception de la vie de ne pouvoir accepter ce qui est donné librement et préférer s'en emparer."
Voyant qu'il avait de nouveau suscité la gêne du gamin, Taldir ajouta :
"Tu ne mendies pas : c'est un échange de services. Tu me donnes des informations sur la récente bataille et je te donne à manger."
Rassénéré par cette présentation de la charité du vieil homme, le garçon se jeta sur la nourriture et engloutit avidement la nourriture pour apaiser son estomac torturé.
Il ne releva la tête que lorqu'il en fut rendu à lécher ses doigts.
"Je m'appelle Lugh. Je suis, j'étais le fils d'un fermier". Et devant le regard compatissant du vieil homme, il raconta l'horreur des derniers jours. l'enrôlement de son père dans "la plus grande armée qui est vue le jour" qui était censée "balayer les lights de la surface de Ganareth". La fatale rencontre avec une armée ayant un objectif diamétralement opposé et quelques heures suffirent pour faire de Lugh un orphelin.
"et ta mère?", questionna doucement Taldir.
"Je ne l'ai pas connue. Elle est morte avant que j'ai eu trois ans. Fièvre noiraude ou quelque chose comme ça."
Taldir traduisit : l'épidemie de peste qui avait ravagée cette contrée il y a une dizaine d'années. Donc le gosse n'avait pas plus de treize ans. Triste histoire mais ô combien banale.
Que faire de lui? l'amener jusqu'à Blis certainement. Oui, et lui trouver un métier pour éviter d'avoir sur la conscience sa mort ou pire une carrière réussie de voleur.
"Enfin, peut-être que Charles voudra de lui comme palefrenier ou comme valet.", songea Taldir en constatant l'assoupissement de Lugh.
"Alors, Charles de Blis a vaincu un dragon? Et vous étiez là?"
"Bien sûr. Comment narrer convenablement une histoire si on ne la connait pas?"
Le garçon se montrait enthousiaste devant les récits que lui faisait son compagnon. Surtout depuis qu'il savait qu'ils se rendaient à Blis, la forteresse du guerrier Charles, ami de Taldir et grand pourfendeur de monstres écaillés devant Gothar. Son retour à une gaieté habituelle ravissait le coeur du vieux barde, son air lugubre s'effacant peu à peu au cours de leur dodochée. Monté en croupe derrière le vieil homme, il tentait visiblement de masquer son angoisse et sa peine dans un flot de paroles.
"Et vous m'apprendrez ?", questionna Lugh.
"Quoi donc ? A raconter des histoires?"
"Non, à vaincre un dragon."
Le rire de Taldir ponctua cette déclaration. Lugh vexé l'apostropha :
"Pourtant, vous devez savoir vous battre, vous aussi. Vous portez une épée, plus brillante même que celles des gardes de convois qui passaient au village."
"Ravi de voir mes talents comparés à ceux de palefreniers, gamin", sourit affectueusement Taldir, "mais l'épee ne fait pas plus le guerrier que la robe de bure le moine. N'importe quel marchand ou noble peut se pavaner en splendide armure armé d'une coûteuse épée. Et tomber sous les coups d'un vulgaire coupe-bourse."
"Vous êtes un mage alors car j'ai vu que vous aviez des sacs remplis de livres."
"Tu es très observateur, gamin mais tu tires trop vite tes conclusions. Il ne s'agit pas de grimoires de magies mais de récit d'épopées ou de fables mythologiques. Un véritable maître devrait pouvoir s'en passer d'ailleurs, mais j'ai toujours peur du jour où ma mémoire défaillante ne saura plus me restituer fidèlement mon texte."
"Vous êtes un barde alors!", s'exclama Lugh.
"Touché ! mais en disant cela tu n'as rien dit. Il existe autant de sortes de bardes que d'étoiles dans le ciel : ménestrels, trouvères, troubadours, scaldes, bouffons, gardien des chroniques. Presque chaque peuple dispose d'une conception différente du rôle du barde."
"Pourrez-vous m'apprendre à chanter ?", questionna Lugh, fasciné à l'idée de mener une vie aventureuse en compagnie de pourfendeurs de dragons.
"Bien sûr," répondit Taldir, "je forme au chant la plupart des gosses de la baronnie de Blis et j'enseigne également l'histoire et la poésie. Enfin, il faudra voir cela avec ton maître artisan qui t'enseignera un métier. Au fait, Lugh, que souhaiterais-tu faire?"
La désinvolture du vieil homme blessa profondément l'adolescent. Bien sûr, sot qu'il était, se croire digne de l'attention d'un barde. Se rêver guerrier en armure. Taldir était déja bien bon de seulement s'intéressser à lui sans compter d'être disposé à lui fournir un métier honnête.
"Je ne sais pas. Peut-être forgeron. "dit Lugh sans réussir à insufler le moindre enthousiasme dans sa voix.
j.recasens
09-03-2003, 06:48 PM
- Bonjour vieil homme, et salut à toi gamin! Dites moi, que faites vous en ces lieux de conflits ?
< Un cavalier jucher sur un étrange annimal bipède vennait de leur poser cette question. Il était accompagné de deux autres compagnons tous muni de petits arc. A prioris ces trois lutins ne semblaient pas effrayants, mais la vivacité et l'habileté de ces petit êtres n'étaient plus à démontrer. De toute évidence ils étaient light, car l'étrangeté de leur accoutrement et les bêtes qui leurs servaient de montures ne pouvaient provenir que de loingtaines contrée au sud. Par ailleurs, si doute subsistaient leur banière confirmaient cette appartenance>.
< faisant discrètement signe au gamin de se taire, Taldir s'avança et s'inclina légèrement, retenant les émotion qui le traversaient devait ces trois lutins light.>
- Nous ne sommes que des Vagabonds Noble guerrier, un viellard et son fieul. hélas il a perdu ses parents dans de tristes circonstances. Passez votre chemin guerrier, nous ne somme d'aucun danger pour vous.
< Bien que la situation dans la région soit particulièrement tendue, et que ces deux personnes apparaissent comme des ennemis, les paroles du vieil homme étaient particulièrement convaincantes, au point même d'anhiler toute forme de soupsons chez le cavalier.>
- Soit vieil homme, je respecte votre vie, mais écartez vous de notre chemin et entendez bien ceci : Quiter ces lieux avant que des guerriers ne vous trouvent car ils ne seront pas aussi magnanime que nous.
de grande bataille se déroulent en ce moment même et si les notres ont perdu du terrain à l'est, nous avons dans ces contrées fait une remarquable percées, nos troupes ayant avancé plus en avant vers le nord. Ce que vous voyez derrière c'est le convoi de ravitaillement des troupes qui assiègent en ce moment même la capitale de la baronnie.
Nous avons nombre de vivre mais aussi des armes et quelques engins de siège destinés aux armées.
< Tandis que l'avant du convoi approche de derrière la coline, un cavalier Lutin s'en détache avec une escorte de deux braves armés jusqu'aux dent. Il viens rejoindre les trois éclaireurs.>
- Que faites vous ? Nous ne somme point ici pour discutailler avec des stupides Dark !
<Les deux braves déscendent alors de cheval dans l'intention d'égorger Tildar et son jeune compagnon.>
- Arrêter !
< Les cavalier Lutins s'interposent, à la grande surprise des derniers arrivant dont le lutin semble être le chef. Celui s'avance alors et bouscule les cavalier avec sa monture imposante.>
- Qu'est ce que ceci ? Vous vous oposeriez à moi ? Non, j'imagine que non .
< les éclaireurs s'écartent à contre coeur. Le lutin se tourne alors vers les deux compèrent effrayés mais dignes>.
- Sachez que vous devez votre vie à trois lutins, ainsi quà moi même Thrilin de Tholven. Je ne vois en vous nulle danger et j'espère ne point me tromper ! Vos paroles ont su subjuguer mes homme vieux barde, mais ce ne sont que des paroles. Je sais leur valeur en temps diplomatique, mais pour lors, c'est la guerre et cette armes ne pourras vous servir qu'à sauver votre vie et celle de votre jeune amis. Partez, celà vaux mieux pour vous car cette nuit se déropuleras une grande bataille. Les Larmes de Sangs et le baroudeurs assiègent votre capitalle et notre Fraternité des goinfres à été engagée pour les ravitailler. C'est le convois que vous pouvez voir ici. Il ne fait pas doute que nous l'emportions, mais sait on jamais, les dieu nous ötes parfois la victoire et je sais pouvoir compter sur des gens comme vous pour nous épargner en retour!
Allez votre chemin, nous ne sommes pas des faiseurs de mort, ceux là sont plus au nord, mais sachez au demeurant que notre convois est bien défendu.
<de toute évidence tel était le cas, car les combatant semblait suffisamment nombreux pour supporter un attaque en règle. Nul doute que la région s'apprêter à vivre des heures sombre et que ce n'était point là un lieu pour que le gamin s'épanouisse>
-
"Taldir, pourquoi ne va-t-on pas à Blis? Vos amis sont en danger, non? Il faut lutter à leurs côtés ! "
Après la rencontre avec les cavaliers, Taldir avait volte-face et filait dans la direction opposée aussi vite que son dodo surchargé le permettait.
"Le combat dénué d'espoir est également vide de sens. Ce n'est pas un paysan et un barde qui changeront à eux seuls le cours de la bataille. Ces cavaliers Light l'ont compris mieux que toi."
"Mais certains de vos amis risquent de périr. N' irez-vous pas les épauler?", insista Lugh estomaqué par le cynisme du vieux barde.
"Sers-toi de ta tête et non de ton instinct. Nous ne les sauverons pas en mourant auprès d'eux. Nous devons préserver ce qui peut l'être et garder le souvenir de ce qui n'est plus.", rétorqua Taldir sans ralentir l'allure.
Du haut des murailles, Charles de Blis observait au travers de l'obscurité la marée de l'armée adverse qui prenait position devant la forteresse. La coalition des seigneurs Light était plus que redoutable, pour ses maigres forces en tout cas. Qu'importe, il lui fallait essayer. Mais Gothar, que les ans s'avéraient lourds à porter. Il ne reculerait pas devant la mort cependant. Quand les femmes et les plus jeunes ont été mis à l'abri, il est resté lui.
"Car il reste quelque chose à défendre.", songea Charles, "même si l'âme de Blis voyage à travers les collines pour fonder une nouvelle ville, son corps est encore ici, ce sont les pierres de la forteresse."
Taldir n'avait pas compris cela. Son vieil ami lui avait conseillé de fuir, de ne pas affronter de face le courroux des seigneurs Light. Mais il est de bon conseil qu'on ne saurait appliquer. Si la mort doit le cueillir, lui et ses compagnons d'armes, qu'ils l'accueillent en riant et qu'elle fauche aussi avec leur aide les rangs de l'armée Light.
Les premières lueurs de l'aube naissante donnèrent le signal du combat. Une immense clameur s'éleva des rangs des assailants et ils s'élancèrent en hurlant vers les murailles de Blis.
Impavides devant la déferlante, les archers des murailles armèrent leurs arbalètes et leurs arcs. Puis, les premières catapultes entrèrent en action et ce fut le chaos.
j.recasens
09-05-2003, 03:25 PM
Ce n'est quà la nuit tombante que le convois de la Fraternité des goinfres parvint aux campement? De suite Une réunion se fit entre les différentes baronnies et guildes assaillantes. Il y'avais là notamment les Baroudeurs et l'Ordre Naturel Unifié, tous mobilisés pour faire du landemain un grand jour de victoire.
Tandis que les cuisiniers de la Fraternité se mettaient à l'ouvrage pour nourir toutes les troupes en vue de la bataile du landemain, d'autres mettaient en place les nouveaux engins de siège et organisaient la stratégie.
Le travail fut pour tous intense... Les druides et les clercs préparaient des hôpitaux de campagne, tandis que les forgerons afutaient une dernière fois les armes et vérifiaient les équipements. Les palefreniers eux s'assuraient de la bonne forme des montures.
Rien ne devait, rien ne pouvait être laissé aux hasard ! Ainsi que le vieux général Lultini l'affiramait, c'est le hasard qui fait gagner ou perdre une guerre la vaillance des combatant n'étant qu'accéssoire, aussi ne lui laissons pas de prise ! C'est dans cet esprit que Thrilin de Tholven et la Fraternité goinfre travaillait, une organisation logistique parfaite. Pas un rouage qui ne soit huilé, pas un estomac qui ne soit remplis celon un régime diététiquement étudié par les cuisiniers, pas une armure ou une arme qui ne soit vérifiée.
Lorsque la lumière commença à embraser l'horizons les armées se mirent en mouvement.
Pendant près d'une heure, les deux gigantesques trebuchets attaquèrent les murailles de la forterresse, tandis que les druides réunis de leurs côtés invoquaient une puissante tempête. Un vent violent venait frapper les murailles, augmentant la portée des archés assaillants. Le vent tomba et alors se leva un épais brouillard, et le silence, pesant lourd, les sons étouffés par la brume...
Et puis soudain une clameur s'élevas tadis que de logue échelle et des grappins venaient se heurter les murailles. Les assaillants montaient.
Mais les guerrier de Blis courageux luttaient avec ferveurs. Les thaumaturges entrèrent alors en scène, groupés. Comme résultat de leurs incantations une pluie de feu s'abattis sur les assaillant brulé par les flammes et l'huile bouillante jetée des murailles...
Mais à la première vague d'assaillant une deuxième succéda, puis une troisième. Les brèches causées par les trbuchets laissèrent s'engouffrer de nombreux assaillent.
Petit à petit, pièce par pièce, chemin de ronde par chemin de ronde, les Lights prennaient possession de la forterresse, laissant derrière eux de nombreux cadavres, bonheur des nombreux nécromanciens présents. Subjugués par le nombre, les dark cédaient du terrain, se repliant vers les galeries secrètes.
Certains purent s'échapper, les autrs périrent...
La victoire était là, réconfortante, mais amère. Tant de mort jonchaient le sol.... Certes la forterresse avait ici été prise, mais ailleurs sans doute les Dark remportaient eux aussi des victoires...
Cette guerre ne finirait donc jamais ? Pourquoi devions nous continuer à nous combattre à nous diviser tandis que Dragoon le légendaire, reconstituait sans doute quelque part, à l'abirs des regard mortels, ses forces de destruction.
[Edité le 5/9/2003 par j.recasens]
Charles riant dans le fracas d'une mêlée, son bouclier à moitié brisé pendant à son bras et son arme remuant à peine. Puis, le choc sourd d'une masse le mettant à genoux. Le tranchant d'une lame qui le transperce. Sang. Froid.
Tadir se réveilla en sueur sur sa couche. La sombre lune brillait de tout son éclat et n'était sûrement pas étrangère à son ... rêve. Au chagrin de la perte de son ami s'ajoutait le poids d'une culpabilité non exprimée. Il aurait du persuader les derniers défenseurs de fuir. Blis détruite, ses villageois perdus dans les montagnes, lui avec un gamin sur les bras et une charge de plus en plus lourde, joli tableau. Se charger de Lugh n'était guère propice mais il avait espéré au départ l'héberger à Blis. A présent, il devrait l'emmener avec lui.
"Autant le former alors s'il possède le moindre don.", songea Taldir en priant pour que ce ne fut pas le cas.
"Es-tu prêt, gamin? Allons-y." Ce combat n'avait pas de sens. Taldir n'avait qu'un morceau de bois guère plus gros que la main et Lugh un solide gourdin de deux coudées. Il allait le massacrer, en faire de la chair à pâtée, l'éparpiller façon p...aïe!
Taldir n'avait pas attendu la réponse du gosse pour porter son attaque et un coup particulièrement douloureux sur les côtes de Lugh. Celui-ci, par réflexe, porta sa garde en hauteur et reçut un cinglant revers sur son genou le pliant en deux.
Quelques battements de coeur plus tard, Lugh cria grâce.
"Je n'étais pas prêt", gémit Lugh, "sans ça, je ..."
"Oui. Relèves-toi et allumes un feu. Nous camperons ici, le temps que tu te remettes."
"Non, gamin, à ma connaissance, personne ne les a jamais comptés. Et maintenant, on dort."
Allongé dans l'herbe de la praire en contemplant les étoiles, Taldir subissait les questions de Lugh avec une impatience grandissante.
"Et on ne peut pas y aller en ballon volant?
"Non, c'est trop haut. Et maintenant, on dort."
"Oh, c'est sûr on ne poura jamais y aller ?
"Non, ni par magie, ni à dos de pégase, ni par une quelconque invention farfelue. C'est TROP HAUT. Et maintenant, on dort."
"Et même si ...aïe."
Le Ganheptharémon, le Grand livre des Nains, les Contes du Troll Botté, les Chroniques d'Al-Drifa. Tous ces livres et bien d'autres formaient une pile gigantesque devant Lugh. Attablé dans la chambre de l'auberge, il avait reçu comme ordre de lire tous ces ouvrages sortis des fontes de Taldir. Voici plusieurs mois qu'ils vadrouillaient ensemble et Lugh avait appris à lire et à écrire au grand soulagement de Taldir qui trouvait ainsi plus facile d'occuper le garçon. Le barde pouvait revenir à son occupation favorite : la composition de chansons et poèmes relatant le plus souvent les hauts faits de ses anciens amis. Il devait d'ailleurs être en bas à contenter la populace avec une version imaginaire de la chute de Blis. Pour l'instant, Lugh restait à rêvasser en relisant le passage du Ganheptharémon concernant l'attaque par Dragoon du 10ème royaume et l'intervention de Gothar. Il y avait là quelque chose de bizarre, d'inexplicable encore que Lugh ne sût dire quoi. Un sentiment que l'histoire réelle était différente de celle couchée sur le papier. Et si les textes considérés comme sacrés étaient inexacts ? et si les faits s'étaient déroulés autrement, non pas dans leur conclusion : de cela tout un chacun pouvait le juger, mais dans leur accomplissement ?
Interrompant les pensées hérétiques du jeune homme, Taldir survint alors dans la pièce, les bras chargés d'étranges figurines en bois.
"Fais un peu de place sur la table, gamin. et interromps tes lectures un moment. Je vais t'apprendre un jeu."
"Un jeu?", fit surpris le garçon. L'idée même que son austère maître puisse lui apprendre quelque chose de distrayant semblait assez saugrenue à Lugh.
"On le nomme Echec. Il représente l'affrontement entre les deux camps Light et Dark. Chacune des figurines que tu vois représente des membres des armées, dirigées comme il se doit par le Roi et la Reine. Chaque joueur est le stratège de son camp et déplace ses forces sur ce plateau."
Et Taldir enseigna à Lugh les règles de ce jeu multi-millénaire. Il espérait secrètement former l'esprit de Lugh à la concentration et à l'attention que requérait ce jeu, deux qualités fondamentales dont semblait totalement dépourvu le garçon.
"Tiens, je te laisse réfléchir sur ce problème : essaies de faire gagner le camp des Dark en deux coups."
Lugh étudia un instant la position des pièces, il semblait absolument impossible de gagner la partie : l'armée Light était beaucoup trop forte. Et pourtant , deux coups, traits aux noirs :
http://lugh.longbras.9online.fr/M2.gif
* Ami lecteur, saura-tu aider le jeune Lugh à résoudre ce problème d'échec ? Toute bonne réponse envoyée (les deux coups noirs donnant la victoire pour toute réplique des blancs) donnera droit à une future ristourne IG, enfin disons à une absence de hausse. Heu, bref, à toute mon estime.
[Edité le 15/9/2003 par lugh]
Skoot
09-20-2003, 12:00 AM
Un jeune archer Demi-Troll fit alors son apparition et prétendit connaitre la solution ...
Les 2 joueurs le regardérent et sourrirent d'un air moqueur , tu n'es qu'un troll tu n'y arrivera jamais ...
Le jeune troll agripa par le col son interlocuteur :Sache que je posséde la force de ma mère et l'intelligence de mon pere ...Il prit alors le cavalir noir et le mit a coté du roi blanc ...
Une lueur d'intelligence brilla dans ses yeux et il demanda alors au noir de jouer .L'homme comprit alors que le Troll avait résolu l'enigme en effet qu'il prenne le fou ou qu'il déplace son roi , il ne restait plus au Troll cas changer son pion en cheval et la partie était gagné ...
Amicalement
Skoot
[Edited on 19/9/2003 by Skoot]
j.recasens
09-25-2003, 03:23 PM
A quelques milles de là, au coeur de la forterresse de Bliss Thrilin jouait également aux achec avec l'un de ses lieutenants, mais à côté d'eux, une horloge les obligeait à faire les coups rapidement ou lentement de manière tout à fait alléatoire. Par ailleures, tous les trois tour de jeux, Thrilin avait mis en place une pioche, et une pièce de chaque camps passait dans le camps adverse.
Le lieutenant Kimin n'aimait pas jouer de la sorte...
- Pourquoi faut il que vous compliquiez les règles de la sorte maître. Cela enlève tout son charme au jeux et diminue tout facteur prévisible pour y introduire un facteur chance.
- Non Kimin, tu vois la chance, mais la véritable prédicion ce sera la capacité d'intégrer qu'a tout moment, des pieces peuvent changer de camps, qu'a certain moment, il nous est possible d'élaborer des stratéies en prennant ntre temps, mais qu'a d'autres, il nous faut réagir immédiatement. C'est plus qu'un jeux, là est la stratégie ! Et encore considère bien que les règles du jeux sont fixe, elles pourraient être modifiées avec le temps ainsi que c'est le cas dans notre monde réel. Aprends à jouer ainsi et tu ne seras jamais à cours sur un champs de bataille....
Youri_Kain
09-25-2003, 04:25 PM
Au dessus de leurs tetes, pendant ce temps la, les dieux jouaient eux aussi a une forme d'echec bien plus impressionnant encore. La difficulte ne vient pas de ce que le temps imparti a la reflection soit long ou court, non elle vient de pieces elle memes, chaque pieces de l'immense echequier prenaient elles memes leurs decisions. De plus les dieux jouent a deux echequiers, les uns ne voient pas ce que font les autres et inversement.
Les prises cependant ne se font pas a l aveugle, et un service d 'espionnage de l'autre echequier ce met en marche rapidement. Les pieces etant transporter d'un echequier a l autre a chaque coup, elle pouvait de meme changer de camp ou meme jouer dans les deux. Mais la difference est qu'ils peuvent utiliser de leurs pouvoirs pour gagner des pieces adverses, ou plus simplement en neutralise d autres.
Ces parties se font a plusieurs et dure longtemps, tres longtemps, elle attirent d'autres dieux spectateurs (Neutra etant un arbitre accomplis maintenant gardant autant que possible ses pieces hors du jeu). Mais ce que ils appellent "strategie" en essayant de prevoir les coups des autres dieux, nous le nommons destin. Ce type de jeu a commencé il y a longtemps, il n'y a eut a ma connaissance qu'une seule partie et elle n'est toujours pas finit. Je ne suis moi meme qu'une pauvre piece de ce jeu tout comme vous l'etes surement vous qui lisez ces lignes. Mais j'ai eu la chance de le comprendre assez tot pour etudier leur strategie et faire et etre un peu plus que ce dont j avais ete prevus pour. Je me fait malheureusement tres vieux et c'est pourquoi j'inscrit ceci en annexe du Ganheptaméron. Réfléchissez et vous trouverez peut etre pourquoi vous etes là.
En vie.
(NB:Le nom de l'auteur a ete déchiré ou n'apparait pas, extrait du Ganheptaméron, (annexes). Traduit et trouvé par AeroSpyros.
j.recasens
09-28-2003, 03:41 PM
Et Bien Maître Thrilin je ne connaissait pas ce passage du livre des anciens. Les echec auront pour moi désormais un autre sens !
"Comme tu viens de le voir, un fou et un cavalier peuvent renverser le cours d'une bataille, gamin", poursuivit Taldir, non sans avoir remercié l'archer de son intervention.
"Hum, moi, en tout cas, je n'influerais guère sur le sort d'une guerre", rétorqua Lugh d'une voix maussade.
Taldir tiqua car effectivement le gamin s'était révelé plutôt maladroit les armes à la main. Son impulsivité l'amenait trop souvent à se livrer et le rendait vulnérable aux contre-attaques. Peut-être faudrait-il quérir le conseil d'un maître d'armes, songea le barde.
"ben, pour sûr, la hache c'est bien pour les petits gars qui en veulent mais l'est pas ben bâti pour ça le bougre." Toïn, fils de Glaïn, petit-fils de Dhrill examinait d'un oeil critique le jeune adolescent. Le maître forgeron était également fin psychologue et connu à des lieux à la ronde pour trouver l'arme appropriée pour son client.
"Tiens, vise un peu avec, l'escogriffe. Qu'on voué si t'as le coup d'oeil.", fit Toïn en tendant à Lugh un arc et des flèches et en désignant un mannequin en bois qu'un gosse finissait d'installer.
Lugh ne rata pas sa cible. Pas complètement. Mais disons que d'un point de vue strictement conventionnel et si l'on se référait à la dénomination commune, on pouvait aller jusqu'à dire qu'il avait légèrement décalé son objectif par rapport aux critéres courants qui voulaient qu'on tente d'atteindre la stupide caricature en bois.
"Je suis désolé, Maitre Toïn", fit Lugh, gêné de sa maladresse.
"Pas ben grave, notre guérisseur fait des miracles, le bambioche sera sur ses deux quilles avant le soir, oué."
"Eh, bien voilà, dans le fond c'était pas bien compliqué", approuva (enfin) Taldir.
L'arme de Lugh virevoltait tandis qu'il dansait au rythme des coups de son assaillant. Tout ce qu'il ya de plus amical en l'occurrence puisqu'il s'agissait du maître nain. Lughse sentait grisé de combattre avec une telle aisance. ces quelques temps passés en compagnie de Toïn lui avait été profitable et il se sentait enfin en harmonie avec son arme, celle-ci devenue prolongement naturel de son bras.
"Je vais vous avoir", fanfaronna-t-il en pressant plus hardiment son adversaire.
"Ca l'est moins sûr, gars." le prévient le forgeron. Et profitant de l'enthousiasme du garçon, il parvint à lui agripper le poignet et à l'attirer vers lui. Leurs front se heurtèrent et subitement la lumière s'éteint.
Lugh reprit conscience avachi sur son dodo alors qu'ils étaient déja en route. Taldir se pencha alors vers lui :
"N'oublies jamais cela, gamin. Tu feras peut-être un jour un bon combattant mais quoi qu'il en soit, tu risque la vie en affrontant un maitre !"
Lugh ne répondit pas mais constata avec plaisir la présence de son arme à ses côtés, la pointe de sa lance se détachant fièrement à la lumière de la sombre lune.
"Non, gamin, ne laisse pas ton instinct prendre le dessus", dit calmement Taldir.
"mais il est en train de me bouffer le bras", se récrimina Lugh, aux prises avec un puissant molosse.
"Ce n'est qu'un petiot, il ne te fera guère de mal, enfonce ton poing dans sa gueule au lieu de t'agiter", conseilla le vieux barde.
Lugh s'éxécuta docilement quoique avec répugnance. Il constata que la méthode était efficace, la bête cessa de le mordiller et tenta de fuir en gémissant.
"Bien, comprends-tu à présent ? La férocité de cette bête en faisait un adversaire redoutable mais la panique l'a rendue inoffensive. Agis de même avec tes ennemis, inspire-leur crainte et répulsion et ils perdront le combat. Mais tes adversaires ne seront pas tous des créatures stupides. Les races les plus évoluées de Ganareth ont appris à dominer leurs instincts. Contre eux, il te faudra user de charmes ou de ruses pour parvenir à tes fins. "
"Alors les Braves doivent faire des proies faciles", insinua goguenard Lugh, dont le peu d'expérience incitait aux préjugés faciles et simplificateurs colportés par des rumeurs insidieuses et volages relayées par le sentiment nauséabond de la supériorité raciale qui est malheuresement trop souvent en cause en ce monde de conflit alors que si chacun faisait un petit effort alors, hop! quoi tout irait beaucoup mieux.
Mais Taldir secoua vivement la tête :
"Détrompe-toi. Ce n'est pas pour rien qu'ils comptent parmi les plus puissants de Ganareth. Il est extrèmement difficile de détourner un Brave du droit chemin ou de lui faire peur. Les Braves ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait."
"Mais maître, pourquoi les hauts-elfes sont -ils si féroces, si imbus d'eux-mêmes et si lâches?, poursuivit Lugh très en forme.
"Cela remonte à très longtemps, gamin. Tu sais que tous les elfes ne formaient intialement qu'une seule race. Alors que ce monde était déchiré par Dragoon, alors que toutes les races pliaient sous le joug de ses créatures et que la magie restait notre seul espoir, des héros elfes osèrent utiliser tout le potentiel destructeur des sombres cristaux. Grâce à eux et à l'aide des fées, l'armée de Dragoon
put enfin être vaincu. Mais les elfes veules qui avaient refusé d'aider les autres peuples, masquèrent le courage des elfes noirs avec hypocrisie en prétendant que les cristaux dark étaient souillés et que la magie devait être bénéfique et guérisseuse. Alors, pour les punir, Gothar décreta un temps l'utilisation de toute magie interdite car il avait décelé le mensonge des hauts-elfes."
"C'est donc aux hauts-elfes que nous devons ces longs siècles sans magie?"
"Oui. Leur responsabilité dans les misères de ce monde est immense. Certains affirment même qu'ils sont les agents de Dragoon. Ou qu'ils sont des dragons métamorphosés par Gothar. Quoi qu'il en soit ne pactise jamais avec eux."
Lugh resta un instant pensif à méditer les sages paroles de son maître. Puis il continua de l'interroger :
"Maître, c'est trop injuste. Nous autres, humains, ne vivons que très peu de temps alors que certaines races perdurent pendant des siècles."
"Cela est vrai, gamin mais Gothar ne nous a pas oublié, crois-moi. Il nous a fait cadeau de ceci." Et Taldir prit dans son paquetage un curieux livre. La couverture était argentée et chacune des pages semblait ciselée dans un cristal de lune. De la calligraphie particulière, que Lugh ne parvenait pas à déchiffrer, émanait une aura de puissance.
Bien qu'impressionné, Lugh ne comprenait pas ce que son maître voulait dire aussi il lança comme boutade :
"Mais ce n'est pas un avantage. Même les demi-orcs savent lire!"
Taldir prit le temps de bourrer sa pipe et de l'allumer avant de répondre.
"Oui, mais ils privilégient les vertus guerrières et comme les demi-trolls et les Braves ne s'intéressent que partiellement aux joies de l'esprit. Les elfes de toute race ainsi que les fées se consacrent presque exclusivement à la magie, tandis que les Nains gardent en permanence l'envie des belles choses, ils cherchent à les créer ou à les posséder. De même, les lutins sont trop fantasques et les gnomes trop cupides pour réellement étudier l'art du Samildanach.
"Samildanach? Maître, vous répondez par énigme! et vous oubliez les demi-elfes", nota Lugh.
"Et qu'est-ce qu'un demi-elfe sinon la moitié d'un homme?Leur destin est le nôtre et ils partagent avec nous l'envie et la faculté d'apprendre."
"Quant au Samildanach, je t'ai déja répondu ce me semble."
wazimolo
10-25-2003, 08:50 PM
:) dommage j'arrive trop tard y' a deja la reponse pour l'enigme de l'echiquier....
de toutes manieres j'arrai pas gagné, j'avais pensé a deux coups de hache un sur le jeu un sur la tété de l'adversaire, decidement heureusement que j'ai arrété daoc
:P
Ils sont peu parmi les vivants ceux qui se souviennent encore de toi. Qui pleurera ta mort, vieux barde? Le chêne dans les bois, ton compagon vent, la mousse qui t'acccompagne au trépas?
Etendu dans cette verdure que tu chéris tant , tu ne relèveras pas. Tu as conté maints exploits, fait perdurer la mémoire de vaillants soldats et vu mourir les héros de jadis. Braver le mauvais temps, les contrées insalubres, les bandits de Lumière pour porter au manant ou au prince les légendes du monde.
Combattre auprès des rois, recueillir le souffle d'un mourant, porter la nouvelle de la mort à une veuve éplorée, colporter les rumeurs, prévenir la tempête, errer seul quand tes amis sont tombés, garder la flamme de la connaissance et en éclairer Ganareth. Tu as fait tout cela.
Prince des poètes, compagnon d'infortune des mendiants. Maître des récits, conteur inégalé, troubadour admiré. Errant raillé, colporteur rejeté, étranger méprisé. Gardien des chroniques, pourfendeur des démons. Tu fus tout cela.
Mais tu es mort vieux barde et je chante pour toi. Tu m'as élevé, tu m'as adopté et tu m'as éduqué. Au soir de ton trépas, il reste un peu de toi en ce monde. Et s'il plaît à Gothar, du dixième royaume, tu guideras ton disciple sur ta voie. Pour que les chroniques perdurent et qu'à jamais les hommes se souviennent de l'art du Samildanach.
/* Ainsi se clôt ce récit. Pour le bien ou pour le mal, le vieux barde a quitté son disciple. Jour de deuil dans nos mémoires. Début du temps de l'errance pour le vagabond. Merci à tous les compagons de Lugh dans ce récit. */
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