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View Full Version : Un Enfant de la nuit !


Meriopal
11-19-2003, 03:43 PM
Meriopal sentait que le temps était venu de partir : Il regarda encore quelques instants cette Grotte Rougeâtre, probablement à l'odeur insoutenable pour un être n'ayant pas vécu ici depuis toujours.

Il prit son bâton, ses livres, son sac, enfila sa longue robe et s'enferma le visage dans sa capuche comme à son habitude.

Il démarra alors une longue marche, remontant doucement vers la surface, vers cette lueur du jour qu'il avait toujours tant redoutée.

Sa foi le tiraillait sérieusement mais ses pas continuaient d'avancer : Ses mains, si habiles d'ordinaire, semblaient donner des signes de faiblesses en empoignant son lourd bâton.

Encore Quelques instants et il sera dehors, jamais il ne s'était approché aussi près de la sortie, jamais il ne l'aurait imaginé auparavant.

Il pouvait déjà sentir de nouvelles odeurs, la nuit n'était plus nuit déjà mais bel et bien une nuit claire pour ses yeux perçants.

L'instant fût presque une peinture tant il se momifia à la rencontre de la surface, tant ses yeux furent révulsés à la vue du jour.

Machinalement il se retourna, comme pour refuser ce qu'il subissait, et ce fût sa mère qui l'accueilla, son père qui l'accueilla, sa famille... Un volcan immense le surplombait, magnifique dans sa grandeur, fantastique dans son étreinte.

Il s'agenouilla quelques instants et pria ce ventre qui l'avait protégé durant toutes ces années, puis vint le moment où il reprit sa route par delà les chemins dérobés, connus de peu de gens, et ses pas l'amenèrent face à la 7ème porte de la grandiose Pyros....

Il stoppa sa course, effrayé, et resta assis là protégé par la faune sauvage de l'endroit.

Il décida de rester cloîtré ici quelques temps pour s'acclimater à la lumière qui lui brûlait vraiment les yeux....

Il rabaissa de plus belle sa capuche et grimpa dans un arbre ou il s'installa...


[Edité le 19/11/2003 par Meriopal]

wazimolo
11-19-2003, 04:28 PM
Meeeerio.... meeeeeeeeeerio.....

LoupNoir
12-04-2003, 10:26 PM
< Le Chevalier Noir avant attendu longtemps ... Les lunes avaient succédées aux lunes, les aubes clairs et les brulures du jour s'étaient inlassablement suivi sans que rien ne se passe, sans qu'aucune silhouette n'apparaisse a l'entrée de la ville souterraine.
Pourtant il savait qu' "il" devait passer par ici. Il savait que le temps était venu qu' "il" quitte la ville d'ombre pour affronter le jour et les terres hostiles des hommes ... "il" ... Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas revu Meriopal. Si longtemps déjà que lui même avait emprunté ce passage menant de la sécurité de la nuit éternelle aux terres baignées de lumière.>
< LoupNoir laissa négligamment ses doigts courir sur l'échine du loup qui lui tenait compagnie. L'animal tourna un regard rouge et pourtant doux vers son maître, ne sachant ec qu'il attendait de lui et pourquoi ils restaient tous deux là à attendre une proie qui ne venait pas.>
" LoupNoir " ... Ainsi mon nommé les humains a cause de toi mon ami <murmura-t-il a l'attention de son compagnon de route>
" LoupNoir " <répéta-t-il encore avant d'étouffer un rire, puis se levant il hurla son nom face à la lune sombre

"Ezoniroel ! ... Ezoniroel me nomme mes véritables frères ... <puis plus bas> Mais ou sont-ils a présent ...

< Le chevalier repris sa position accroupis le long du talus, se fondant dans les herbes hautes il repris son affut attendant l'heure certaine de sa venue >
< Une fois encore il laissa sa tête osciller de gauche à droite dans le mouvement lent d'une poupée désarticulée, et doucement les mots vinrent heurter le fond de sa gorge avant qu'il ne se laisse aller à prier.
Alors comme chaque nuit sa main droite empoigna "Douleur" l'épée noire que lui confia son père et sa main gauche saisit "Souffrance" l'épée d'ombre que lui offrit sa mère et, les épées croisées sur les avant bras il entama sa prière sanglante.
Laissant se croiser les lames, ecartant doucement les bras, comme des rasoirs lui entaillant les chairs, laissant couler sur le sol son sang, abreuvant la terre pour qu'elle puisse gémir et pousser plus loin dans les sphères la liturgie qu'il répète inlassablement ...>

Que le Sombre Nuage plane à nouveau
Le temps est venu qu'il émerge des eaux
Qu'il se lève et couvre la terre de ses maux
Que sont souffle vienne polir nos os.

Ô Malecta, Déesse des maladies,
Ô Agnar Dieu incontesté de la mort,
Faites germer le desespoir et l'oubli,
Enfanter le Dieu ultime du réconfort ...

Volant les âmes, se délectant des vies
Ganareth de son voile il couvrira
Détruisant sans jamais avoir répit
De ma supplique je t'appelle Ô Freïa

< Il sortait doucement de sa transe quand il sentit le loup se redresser avec lenteur et tension.
Quelqu'un venait ...
Une ombre se glissait hors de la ville ...
Ses yeux traversant la nuit il détailla la silouhette, passant une main réconfortante sous la gorge du loup pour calmer ses ardeurs et sa faim grandissante ...>

Doucement mon ami ... c'est celui que nous attendions ... doucement ...

< Il resta tapit ainsi regardant "naitre" son ami du ventre protecteur, s'effrayer du jour venant et se terrant à l'abri d'un vieux tronc. >
< Quand enfin les ombres refirent leur apparition, quand la nuit enveloppa de nouveau de son manteau de noirceur les habitants des terres il se décida à sortir des hautes herbes, marcha avec prudence vers le vieil arbre puis, bien campé sur ses jambes, les poings sur les hanche il appela d'une voix clair >

Hé bien toi ! Est-ce ainsi que tu salue celui qui t'attend depuis six lunes ?