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View Full Version : La voix d'un peuple


cadfannan
12-16-2003, 04:18 AM
Caduril se tenait assis au pied d'un arbre, caressant lentement ses racines, confortablement installé entre elles sur un tapis de mousse. L'elfe avait détaché ses longs cheveux argentés pour les laisser flotter au vent, le regard perdu dans l'immensité de la plaine.

Il songeait à son long voyage, lui qui n'était sorti de la forêt qu'à de rares occasions et plus pour braver les anciens et satisfaire sa curiosité que par envie de partir... S'ils avait su que ce sont ces mêmes anciens qui lui demanderaient de quitter la forêt pour les plaines.

"Caduril, mon enfant, tu es désormais un homme fort et brave. Tu nous as démontré en maintes reprises tes talents pour résoudre les conflits au sein de notre tribu, tu n'es pas farouche et déjà enfant tu étais attiré par le monde extérieur.....

Aujourd'hui nous te demandons de l'explorer pour nous, d'être notre voix. Le monde change Caduril, tu le sens, la forêt n'est plus aussi sûr qu'autrefois et nous ne sommes plus capable d'y faire face seuls.

Nous avons appris que certains peuples s'unissaient pour faire face à cette menace comme au temps de l'ancienne Alliance. Va à leur rencontre Caduril, ils s'unissent sous la bannière du clan Phoenix, propose leur notre soutien en échange de leur protection. Tu es sage Caduril, nous avons confiance en toi, pour le bien de notre peuple."

Ces mots raisonnent encore en lui, comme s'il avait encore la main du sage Enaril posée sur l'épaule. Il n'avait guère hésité et prépara son long voyage dès le lendemain. "Marche toujours vers l'est durant 20 lunes, tu croiseras alors une ville humaine, c'est là que se trouve le palais où tu recontreras Thrilin de Tholven, primat d'Eminence, il saura alors te guider." Avait ajouté Enaril le jour suivant, alors que Caduril s'apprêtai à partir après avoir dit adieu aux siens...

Son regard perçant fut alors attiré par un rapace un peu plus loin qui effectuait de lents et larges cercles au dessus d'une proie probable, le sortant de sa rêvasserie. Il sourit puis regarda vers l'Est. Il pouvait distinguer au loin les fumées légères s'echappant des cheminées des maisons d'une petite ville.

Il sentit alors qu'on le poussait doucement, il se retourna et croisa le regard de son dodo, interrogateur, qui tentait de le faire bouger. Il se mit alors à rire "Oui mon ami, je pense aussi qu'il est temps de finir notre voyage et d'arriver à la ville avant la nuit". Il se leva et monta agilement sur le dodo docile.

Le voyage ne durerai plus que quelques heures, un voyage à travers Ganereth qui lui avait permis de découvrir tant de choses étranges durant ces vingt lunes. La curiosité avait cédé la place à l'impatience. Le sage Enaril avait vu juste, la petite ville se précisait au loin, la seule qu'il croisa sur sa route, il n'y avait aucun doute. Thrilin de Tholven l'y attendrait il ? Il n'avait que son nom, ne savait même pas à quoi il ressemblait...

Plus il approchait, plus les questions se bousculaient, entrant dans la bourgade il fut étonné de sa chaleur. Les rayons faiblissants du soleil venaient se blottirent dans les toiles colorées des échoppes qui bordaient la route principale. La ville semblaient calme, quelques passants flanaient devant les étales, Caduril s'arrêta devant un petit groupe rassemblé près de ce qui semblait être une auberge.
" Maman ! regarde le monsieur, on dirait un lutin géant avec ses drôles d'oreilles, mais en plus beau que messire Thrilin !"
"Gwendaline !! .."

Caduril se retourna en riant pour découvrir une petite fille humaine au large sourire qui le dévisageait et sa mère, le visage rouge de honte les yeux baissé vers le sol comme cherchant un trou où se cacher. "Messire, pardonnez là je vous prie ..." bafouilla-t-elle

Caduril rit de plus belle "N'ayez crainte Dame, je ne m'en offusquerai pas vent d'une si charmante jeune fille ! Ainsi je ressemble à messire Thrilin tu disais ?" dit il en se penchant vers la petite fille.

"Mais en beaucoup plus grand !" rétorqua-t-elle sans se démonter.

"Ho je veux voir ça !" reprit Caduril " Ou je peux trouver ce seigneur ?"

La mère tentant vainement de cacher sa fille derrière elle "Je m'excuse encore messire, elle est incorrigible ! Si vous cherchez Sire Thrilin de Tholven, vous trouverez sa demeure en prenant la première à droite dans cette rue, vous ne pouvez la manquer, elle est entourée d'un superbe jardin .... et encore désolée ... si .."

"Ce n'est qu'une enfant, qu'elle puisse toujours conserver sa fraîcheur !" Caduril sourit et salua la Dame, fit un petit signe à la fillette et se remonta vers son dodo qui l'attendait patiamment à côté de lui.

"Enfin, nous y voilà" pensa-t-il en s'éloignant dans la rue. Il prît à droite et atteint rapidement un enclos ouvert, laissant libre accès à un jardin au plantes resplendissantes et aux milles couleurs, certaines totalement inconnues à Caduril.

Au bout de l'allée il fut accueilli par un palefrenier qui lui proposa de s'occuper de son dodo pendant qu'un serviteur lui proposait d'entrer dans la belle demeure. "Messire, soyez le bienvenue, si vous le voulez bien Messire Thrilin de Tholven vous recevra dans peu de temps, installez vous dans ce salon, vous semblez avoir fait un long voyage, je vous fait apporter de quoi vous restaurer" il eut un petit temps d'arrêt avant de sortir"Qui dois je annoncer au Primat Thrilin ?"

Caduril sourit "Messire Caduril, ambadassadeur d'Elnoa".

Mauclerc
12-16-2003, 12:37 PM
HRP : sympa! seule suggestion : par "lune", cela sous entends généralement un mois lunaire dont la durée est légèrement différente du mois que nous utilisons courament, donc 20 fais a peut près 19 ou 21 mois (selon que le mois lunaire soit plus court ou plus long, cela m'échappe), ce qui est quand même énorme, je te suggère de retirer le 0 ;).

Tsar
12-16-2003, 12:47 PM
Hrp: je pense qu'il sous entendait 20 nuits... sinon 2 ou 20 lunes de traversée sans croiser de ville, c'est le désert qu'il a traversé ! /hrp

< "Cela me touche toujours ces elfes au grand coeur qui pardonnent aux petites filles... alors qu'il est si facile d'exiger une compensation à leur mère... J'en ai la larme à l'oeil... mouhahaahhahah"

j.recasens
12-16-2003, 01:00 PM
Le serviteur accompagna Caduril à l'intérieur de la grande demeure. A l'extrémité d'un hall décoré de multiples symboles représentants chacune des races et communautés du Clan Caduril entra dans un Hall plus grand encore. Le serviteur se tourna vers lui.

- C'est le Grand Hall des Diplomates Messire. C'est en ce lieux que nous recevons les invités du Clan et que nous négocions nos alliances et contrat commerciaux.

Caduril Observa attentivement les lieux. On aurait pu penser un tel lieu empreint d'une certaine froideur, la diplomatie ne laissant souvent que peu de place aux domaines des sens et de l'emotionnel. C'était pourtant ici tout l'inverse. Le sol était recouvert d'un parquet de bois rustique mais impecable. Les murs faits de pierres étaient enduits dans leur partie basse. A une hauteur de 1m20 environs ces enduits étaient séparés de la pierre brupte par une lame de bois d'une quizaine de centimètre. Les finitions étaient parfaites, sans doutes moins subtiles que celles du peuple de Caduril, mais ces artisans là connaissaient bien leur travail et dans leur style, il avaient parfaitement agencée cette salle. Sur les murs latéraux, des tentures représentaient le Phoénix, mais de manière assez surprennante, de tel sorte qu'il semblait former un visage brulant, visage à la fois dur et généreux. Une grande tapisserie recouvrait le mur du fond. Elle représentait un Phoenix terrassant un Dragon, avec au centre de la scène une Lune blanche brillante de mille feu. S'approchant un peu plus prêt, Caduril se rendit compte que cette lune était constitués de nombreux minuscules éclats de pierre de lune. Un véritable travail d'orfèvre !
Au millieu de la salle, une grande table rectangulaire et massive, faite du même bois que le sol, était dressée de vaisselles avec en décoration consommable quelque mets imputrescibles dont de belles pièces de charcuteries, les plus importantes étant accrochées à des crochets sortant de la voute.
Nul doute, le lieux était accueillant, avec également de nombreuses sculptures de bois et de pierre. Mais Caduril restait fasciné par la tapisserie, son regard, perdu, comme hypnotisé par cette lune blanche.

Il fut brusquement tiré de sa contemplation, par une voie aigüe mais ferme.

- Messire Caduril ! Je suis ravi de vous rencontrer !

Caduril se retourna gracieusement mais assez brusquement. Ayant oublié les mots de la petite fille il ne vit pas de suite le petit Lutin, fermement campé devant lui. Puis il baissa les yeux et compris de suite avec amusement les remarques sur leur ressemblance. Le lutin avait effectivement une allure qui pouvait le faire passer pour un elfe, mais sa taille ne laisser subsiter aucun doute sur ses origines. Caduril sourit et s'inclina.

- Eminence Thrilin de Tholven, je présume ?
- Lui même messire. Heureux de vous rencontrer en ces lieux et grandemment désolé de vous avoir fait tant attendre et de devoir encore vous faire patienter avant de vous recevoir plus longuement.
- Ce n'est rien Eminence...
- Nous avons en ce moment quelques problème qui n'ont que trop durés et qu'il nous faut résoudre sans plus tarder. Suivez moi, je vous prie, qu'au moins vous puissiez patienter dans des conditions honnorables.

Thrilin conduisit Caduril dans l'une des salles latérales et lui proposa de s'installer dans un fauteuil confortable. aussitot deux serviteurs lui amenèrent des boissons et quelques mets froids.

- Restaurez vous messire, la Fraternité des Goinfres pourvoit qualitativement et quatitativement à tous nos besoins en matière de boustifaille. Aussi, ne vous sentez point gêné, car votre plaisir sera notre honneur.

Thrilin se retira en s'inclinant. Cependant, à peine quelque minutes après son départ, une autre personne entra et salua gracieusement Caduril.

- Messire Caduril, je suis Loran, Porte Parole d'Eminence et du Clan Phoenix. Le Conseil du Clan est réunis en ce moment même, et il a été décidé de vous recevoir quand bien même les sujets que nous abordons en ces heures ne sont guère réjouissant.

Caduril, fut alors conduit dans la salle du Conseil du Clan, occupée par une dizaine de personnes, vraisemblablement les dirigeants du Clan. Thrilin se détacha de l'assemblée pour faire les présentations.

- Messire Caduril, permettez moi de vous présenter Tymora et Yima, respectivement Grand Scythe et Flibustière de Pléiade, Anfalas, Blizuuk, Handorn et Vilyan, vaillant chef de nos combattants du crépuscule ainsi que Celdron, notre Prévot d'Eminence, Loran notre porte parole, et moi même, votre serviteur. Prennez place Messire. Hélas, nous discutons de bien tristes choses car ce sont nos gens qui sont tués et nos terres pillées. Nous nous apprétions à partir, nous rendre compte sur place de l'horreur avant d'envisager une stratégie pour empêcher que cela ne se reproduise. Nous souhaiterions que vous nous accompagnez, si vous en êtes d'accord...

[Edité le 16/12/2003 par j.recasens]

cadfannan
12-16-2003, 02:52 PM
Hrp : merci pour les précisions, je découvre les détails du monde en même temps, donc oui 2 lunes ;)

Caduril s'avança vers la grande table s'inclina et s'adressa à l'assemblée :

"Messires et Dames, je suis Caduril d'Elnoa, je viens pour vous apporter le soutien de mon peuple dans ces heures sombres. Votre accueil chaleureux montre que les anciens ne se sont pas trompés. Si je puis vous aider d'une quelconque façon, j'en serai ravi, Aussi je vous accompagnerai dans les épreuves que vous rencontrez."

j.recasens
12-16-2003, 06:41 PM
La préparation fut rapide, en moins de dix minutes, tout le groupe était équipé, prêt à partir. Anfalas avait pris la tête suivi par deux Cavaliers, parmis lesquels le puissant Demi-Troll Sumok de Tulak. Derrière accompagnés de deux autres cavaliers, suivaient Thrilin de Tholven et Caduril en pleine discution. Enfin, en arrière garde se trouvaientt Vilyan et Handorn, véritables frêres d'armes.

- Thrilin : Messire Caduril, je suis vraiment désolé de vous avoir emenné avec nous mais nous avons préféré cette solution à celle de vous laisser patienter seul en notre Palais. Aussi, je suis maintenant impatien de connaître les motifs de votre venu parmis nous... Je crois avoir compris que des gens de votre peuple souhaitait intégrer le clan phoenix, recréation locale de l'ancienne alliance qui nous liait tous ?


[Edité le 16/12/2003 par j.recasens]

cadfannan
12-17-2003, 05:53 AM
"N'ayez crainte, ce pays je le découvre, c'est un plaisir de continuer ce voyage en bonne compagnie" Caduril reste songeur un instant.

"En effet, mon peuple, les elfes de la forêt d'Elnoa, fait aujourd'hui appelle à l'ancienne Alliance.

Les temps change, je n'ai que 300 ans mais j'en ai moi même resenti les perturbations jusqu'en notre noble forêt ... De sombres années s'annoncent je le crains ... Comme autrefois nous pensons que nos peuples isolés ne pourront faire face à cette nouvelle menace qu'en s'unissant.

Je viens à vous, noble Eminence, pour vous offrir le soutien de mon peuple. Nos forêts ne manquent guère de ressources, nous les mettrons à votre disposition si vous acceptez de nous aider à veiller sur nos terres"

Caduril inclina la tête en signe de respect.

j.recasens
12-22-2003, 01:50 PM
Thrilin, touché par la demande de Caduril, s'icline à son tour.

- C'est une demande d'importance que vous nous faites en ce jour Seigneur Caduril. L'enjeux est tel que je ne puis seul vous apporter une réponse, mais simplement vous témoigner toute la sympathie et le respect du Clan. Votre demande sera discutée rapidemment lors du prochain Conseil du Phoenix.

- De mon avis personnel, j'ose penser que le Conseil fera grand cas de votre proposition et j'espère de tout coeur qu'il y répondra favorablement. Je sais ce dont votre peuple est capable, et cela m'emplie de joie de le penser à nos côtés, mais aussi de tristesse que d'imaginer les craintes et les horreurs qui vous poussent à cette union.

Thrilin, baisse la tête pensif, le regard fixe.

- C'est une grande chance que cette alliance pour tous nos peuples, et mes souvenir de la forêt d'Elnoa, bien que lointains, me transportent dans une mélancolie. Je pense encore à Enaril, une personne admirable dont la sagesse n'a d'égale que le poids des années. Il sait beaucoups de chose, mais il en a vu tant d'autres qui ont ternie son regard. Et pourtant Elnoa est belle, havre de paix, douce et terrifiante, enivrante, envoûtante, mais aussi triste de tous les malheurs passés. Pourtant elle est toujours là fière de ses habitants, malgrès les aussaults de la barbarie et du temps.
Seigneur Caduril, protéger ces lieux enchanteurs n'est pas seulement un honneur mais un devoir pour moi.
Mes tallents ne sont pas militaires, mais mes connaissances et mon discourt seront pour les votres, soyez en sûr ! D'ailleurs...
A l'approche du Village le Primat fut brusquement interrompu par Tumok de Sulak.

- Eminence... Je suis désolé...

Les yeux ébahis, Thrilin découvrit la scènes et sentis une rage infinie monter en lui. Ce n'était pas un simple pillage mais un véritable massacre. Lentement ils avancèrent dans le hameaux. Thrilin déscendit de son Dodo pour s'approcher des cadavres. Il s'avança vers le corps inerte d'une humaine qui tennait encore fermement un tison. Elle s'était défendu avec ce qu'elle avait trouvé, mais les plaies sur sa poitrine montraient d'elle même la cruauté des assaillants qui ne s'étaient hélas pas contentés de la tuer. Plus loin, Thrilin vit le cadavre d'une lutine. Choqué il s'approcha doucement, comme s'il craignait de réveiller ce qui ne pouvait plus l'être. Il la retourna doucement, tendrement... brusquement il fit au saut en arrière ! Elle était éventrée et tennait dan se bras un enfant, mort.
Thrilin se retourna, il senti un cris, monter en lui... Il l'empecha de sortir...
Au contraire il se redressa, son attitude changea. Ce n'était plus le Lutin avenant limite obséquieux et quelque peu arrogant. Son regard était dur, sans émotion. Il ne dégageait plus cette chaleur amicale mais une froideur controlée, fixée sur un seul objectif...


[Edité le 22/12/2003 par j.recasens]

cadfannan
12-22-2003, 05:44 PM
Caduril écoute Thrilin, ému de l'entendre évoquer la terre de ses ancêtres et Enaril qui fût comme un père pour lui au long de ces années, il reste cependant souriant, confiant dans l'union des peuples ....

Lorsque qu'il voit Tumak approcher il détache son regard de Thrilin pour le regarder et remarque alors la scène qui s'offre à eux non loin ...

Le village encore fumant, les maisons calcinées, la plupart n'ayant plus de toit ou noirci par les flammes, les corps étendus, le visage dans la boue ou tordus de douleurs face au ciel, comme implorant l'aide d'un dieu ... et cette odeur de mort.

Comme le reste de la petite troupe Caduril met le pied à terre, observant les alentours, scrutant la présence d'un ennemi éventuel ou un survivant à cette horreur. Femme, enfants, tous ont péri dans cet assaut qui a dû être d'une violence inouie. En approchant de l'une des maisons, juste devant l'entrée dont la porte a été arrachée, il voit le corps d'un humain étendu, portant une simple veste de cuir maculée de sang, l'épée encore dans le fourreau accroché à une ceinture à quelques pas de là. L'homme a dû être surpris et n'a pas eu le temps de se préparer à l'assaut... Caduril retourne l'homme, le visage pétrifié dans un masque de terreur, il lui ferme les yeux et le recouvre de sa pélerine.

Se penchant vers le sol il observe les traces. Ce sont celles d'une monture imposante, profondes donc lourdement chargées... un cavalier sans aucun doute. Le sol boueux en est couvert, la troupe devait être importante et puissante pour prendre par surprise le village entier et le détruire avec une telle violence. Ce n'est pas l'oeuvre d'une bande de pillard commune, c'est un acte de guerre.

En observant autour de lui Caduril voit la troupe du Clan déambulant en silence dans les décombres, recherchant des survivants ou au moins une explication. Au centre de ce qui fut la rue principal Caduril voit Thrilin, le regard fixe vers le Sud, le visage dur et fermé. Il remarque alors en s'approchant de lui les corps étendus de la lutine et de son enfant. La vision de son propre village détruit vint lui frapper l'esprit, un tourbillon d'émotions le fit trébucher, le coeur semblant exploser sous la pression soudaine. Il reprit lentement son souffle, non ça ne peut être et ne sera pas !

Il s'approcha de Thrilin, posa sa main sur son épaule :

"Ca a déjà commencé Eminence, les Ténèbres sont en marches, il nous faut agir vite si nous voulons les arrêter"

j.recasens
12-23-2003, 12:15 AM
Thrilin observa un moment Caduril, sans montrer aucun signe d'émotion. Puis, lentement il baissa la tête en signe à la fois de remerciement et d'acquiescement. Sans mot dire il se retourna, pris le corps de la Lutine et le posa au millieu de la place. puis il retourna chercher l'enfant.
Les autres membre du groupe l'imitèrent. Puis Thrilin interpella sechement l'un des cavaliers. Il lui parla rapidement. Ce dernier, comme si sa vie en dépendait monta sur son Dodo et partis à très vive allure.
A peine une demi-heure plus tard des renforts était là pour enterrer les morts.
Thrilin s'adressa au groupe.

- Auncune information ne doit être divulgué sur ce qui c'est passé ici !

un soldat choqué voulu répondre...

- Mais Votre Emin...

Thrilin les yeux en flamme se tourna violemment vers lui.

- Il suffit ! Contentez vous d'obéir soldat ! Cet ordre n'est pas définitif et ces gens auront droit à l'honneur qui leur est du, mais une fois que nous auront capturé ces immondes barbares ! Enterez les et enterrez moi aussi cette histoire. Faites remettre en état ce village quoi qu'il en coute ! Quand à nous retournons au Palais ! Il nous faut absolument trouver le moyen de piéger ces sauvages sanguinaires...

(HRP) si certains veulent jouer les barbares pilleurs sanguinaires...Ils seraient une dizaine...

Necros
12-25-2003, 02:27 AM
Un corbeau vint soudain se poser sur la tête du Lutin qui le chassa d'un geste violent de la main.
Le corbeau s'envola à nouveau en croassant sinistrement. Il se posa sur un rocher en hurlant lugubrement vers le Lutin. Puis il s'envola du rocher pour aller se percher dans le branches d'un arbre d'où il croassait toujours aussi lugubrement.

En suivant le parcour qu'avait fait le corbeau, Thrilin remarqua des empreintes de pas dans la boue et dans les cendres. Des empreintes de pas qui allaient jusqu'au rocher, puis du rocher jusqu'à l'arbre.
Les traces de pas étaient nombreuses et représentaient une section de 10 hommes lourdement équipés.

Lorsque le Lutin réalisa ce que venait de lui montrer le corbeau, celui-ci avait disparu.

j.recasens
01-03-2004, 09:02 PM
Thrilin regarda les traces pensif et reconnaissant. Bien qu'il ne puisse voir le corbeaux, il s'inclina légèrement pour saluer cette providence. Ses compagnons s'approchèrent. D'un simple geste lent, il leur montra les traces.
Il se retourna, désigna le plus habile des pisteurs...

"Vas mon amis, trouve leur trace et reviens au Palais !"

Thrilin prensd ensuite une plume noire avec laquelle il inscrit quelques mots sur un petit bout de parchemin. Il le pose par terre, la plume noire dessus.

L'un des soldats s'approche...

- Qu'avez vous écrit Eminence ? Pourquoi laissez vous cet écrit au sol ?
- Le message est pour l'oiseau noir soldat ! Rare sont ceux qui le voientt sans penser à la mort, à la partie d'eux même qui n'est qu'esprit de l'au-delà. Il est le guide entre la vie et de la mort dans un sens et dans l'autre. Annonciateur, porteur de message du monde et de l'outre monde il vas et il viens en toute libertée.
Aujourd'hui encore, il viens chercher des âmes pour les réconforter, leur montrer un chemin, et il nous en montre un autre, annonciateur de mort, bras de justice et de vengeance !
Quand à ce qui est écrit sur ce message, l'oiseau noir, majestueux corbeaux, sera le seul à le lire...
Lorsque tu vera un corbeau soldat, ne lui jette pas de pierre, mais salue le comme un amis, car comme le phoénix il vas et viens entre vie et mort ! Il est notre cousin.

Sous le regard ébahi du soldat Thrilin se retourne et se dirige vers sa monture. Il déploie la petite échelle de corde, se hisse sur le do de l'animal et annonce d'une haute voie.

Allons serviteursdu Phoénix, retournons au Palais ! Nous avons une vengeance à prendre ! Il est temps que le Phoénix prennent son envol et réduise en cendre ceux qui ont osé l'offenser, ceux qui ont osé toucher l'oiseau éternel dans ce qu'il avait de plus cher, sa chair, les siens ! En avant !

cadfannan
01-05-2004, 03:32 PM
<Caduril observe le scène, scrutant au loin un signe de la présence du corbeau ou de la troupe de bandits mais en vain. Il écouta attentivement Thrilin et le suivit montant sur son dodo il s'avança jusqu'à rejoindre ce dernier>

Eminence, je compatis à votre douleur, ces barbares méritent chatiment pour leur forfait et sachez que vous avez mon entier soutien dans votre entreprise ...

<Caduril s'inclina respectueusement devant le lutin>

j.recasens
01-29-2004, 03:10 PM
Quelques heures plus tard un conseil exceptionnel se réunissait aux Palais du Phoénix.
En ces lieux se trouvaient réunis tous les hauts dignitaires du Clan, dans une solannité qui traduisait un désir de vengeance encore inassouvi.

Le premier à intervenir fut le chef des éclaireurs.

" Mes Seigneur, Archontes et Polémarquess, Flibustiere, Grand scythe, Prêvot, Porte Parole et Primat, celon vos ordre nous avons pisté les sauvages pour arriver à proximité de leur campement. Notre première analyse des trace de pas, confirme ce que nous pensions. Leur troupe est composée de 10 guerrier aguéris, demi-orcs et humains. Il semblerais qu'un Gnome les accompagne également. Nous nous some rétiré, mais nous les faisons surveiller attentivement."

Thrilin de Tholven se leva alors pour prendre la parole.

" Voilà de bonnes nouvelles, nous savons qui et ou sont nos ennemis ! Il ne nous reste plus qu'à déterminer ou et quand nous allons les ettriper ! Voilà ce que je propose... Je suis attentif à ne point risquer la vie de nos gens, alors que nous avons cette fois ci toutes les cartes en mains. Je veux aussi que justice soit faite aux yeux de tous ! Montrer à nos gens et aux peuples de Ganareth que l'on ne peut impunément s'attaquer au Phoenix. Aussi, en ce jours je vous demanderez à tous de réflechir pour mettre au point et appliquer un plan permettant la Capture de ces pourceaux vivant afin qu'ils puissent être exposé et brulés en l'honneur du Phoénix, comme la tradition l'exige pour les plus grands criminels ! Polémarque Anfalas, je compte sur la bravoure de vos hommes ! Messire Caduril, si vous avez des suggestion, n'hésitez pas à nous en faire part !

Pour l'instant je suggere de les attirer en un lieu par l'appat du gain, mais il nous faut être plus précis sur les moyens à employer...

[Edité le 21/2/2004 par j.recasens]

cadfannan
02-08-2004, 05:34 PM
<Attentif Caduril observa les membres du conseil se mettre à discuter du meilleur moyen de piéger les barbares.

les Combattants du Crépuscule, fort de leur puissance militaire étaient prêt à prendre d'assaut le campement brigand mais les informations des éclaireurs précisaient que l'emplacement de ce dernier, dans une large clairière dégagée, annulait l'effet de surprise.

Face à une troupe entrainée cela ne voulait dire qu'une chose, des pertes humaines que Messire Thrilin voulait éviter.

Il fallait donc entrainer ces brigands vers un lieu plus propice ....

Caduril se leva pour prendre la parole>

Messires et seigneurs, je sais que je suis depuis peu parmi vous mais devant la situation je ne peux que vous apporter mon soutien ....

Je pense pouvoir vous aider à attirer ces brigands dans le lieu de votre choix. Ce sont des pillards et l'idée d'un butin important devrait les faire bouger .... Je pense pouvoir leur fournir ce butin sans risquer la vie de qui que ce soit, cependant il me faudra l'assistance des mages de votre clan .

Choisissez donc le meilleur endroit pour votre embuscade et faites le moi savoir, je m'occupe d'y attirer ces démons.

<se tournant vers Thrillin>

Eminence, pouvez vous organiser une réunion de vos mages ? J'aimerai leur présenter mon idée et leur exposer l'aide necessaire

j.recasens
02-21-2004, 02:15 PM
Le Primat d'Eminence se tourna vers les Seigneurs Polémarques attendant une réponse de leur part...
Le Seigneur Anfalas donna rapidemment quelques ordres et quelques minutes plus tard une liste de mages disponibles était confiée au Seigneur Caduril.

Le Conseil pris alors fin, lassant tout le monde dans l'attente du reglement de cette affaire...

j.recasens
11-14-2004, 11:30 AM
Pendant ce temps Thrillin s'évertuait à essayer de déterminer l'origine et le noms de leurs ennemis. Il glannait des renseignement de toute part sans être pour autant satisfait.
Le lutin découvrait que de nombreux groupes meurtriers existaient et qu'ils n'étaient malheureusement pas tous identifiés.
Toutefois, le fait qu'il y'ai des humains et un gnome semblait exclure le pire d'entre eux... Les Goth-Hai-Uruk, constitué exclusivement de demi-orcs et de quelques demi-trolls.

Il espérait que pour l'elfique Cadfannan tout se passait au mieux et que le plan serait couronné d'une réussite qui rendrait justice aux siens.