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View Full Version : Ronan d'Irwen


Aeliin
12-18-2003, 06:32 PM
[pour ceux qui veulent un peu de lecture je poste ici une début d'histoire ... mais je l'ai abandonnée.. peut-etre un jour je la continuerai ]

La promesse à Ilaën

Ronan était heureux, il allait enfin être considéré comme un homme au village. Aujourd’hui il aura à subir une épreuve qui marquerait son passage au statut d’adulte. Il pourra enfin avoir sa propre maison et mener sa vie comme il l’entend.

Mais les pensées de Ronan étaient fixées sur un seul projet. Il irait voir Ighor le père d’Ilaën pour lui demander la main de sa fille.
Depuis son enfance, elle n’avait cessé d’occuper son cœur. Ilaën était d’une beauté sensuelle qui ne laissait pas de marbre les jeunes garçons du village, mais elle ne semblait pas intéressé par les prouesses guerrières dont ils se vantaient. Non, elle était attirée par la sagesse dont faisait preuve Ronan.
Ensemble, ils allaient souvent dans la forêt et rêvassaient sur les grosses roches au pied de la Paroi des Ours. Ils passaient des heures à observer les animaux, à se délecter des senteurs de pins et de bois, à s’allonger dans la mousse des clairières et discuter de la vie et de l’ordre des choses.

Le jeune homme se rappela d’un soir alors qu’ils étaient assis sur les berges d’un petit lac, et qu’Ilaën posait la tête son l’épaule.
- Ronan, je suis si bien à tes côtés.
- Moi aussi je suis ravi d’être là .
Ilaën lui prit la main.
- Je ne te parle pas de cet instant … mais d’à chaque fois que je suis avec toi.
- C’est vrai que je ressent la même chose.
Il senti que la jeune fille lui serrait la main plus fort.
- Fais moi une promesse Ronan.
- Cela dépends de ce que tu attends de moi…
- Je veux que cela dure toute notre vie…promet moi d’être toujours à mes côtés.
Le jeune homme senti son cœur s’enflammer. C’était à présent une évidence, Ilaën était celle que la vie lui destinait.
- Tu le seras, et dans mon cœur tu es entrée à jamais.
Depuis ce fameux soir il attendait de passer l’épreuve et de devenir un homme pour épouser Ilaën.

Il était allongé là, à contempler les nuages qui défilaient dans un ciel pâle, quand soudain il se rendit compte qu’il était temps de retourner au village. Son oncle, Jawen , qui l’hébergeait depuis que ses parents, Myrdhil et Araelle, étaient partis pour une mission urgente, avait quelque chose d’important à lui dire avant l’épreuve de la maturité.


[Edited on 18/12/2003 by Aeliin]

[Edited on 18/12/2003 by Aeliin]

Aeliin
12-18-2003, 06:46 PM
L’ours Barg..
Ronan se leva et épousseta son pantalon qui avait pris la poussière de la terre séchée sur laquelle il était allongé. Il s’était reposé pour méditer au pied de la Paroi des Ours. C’était un endroit que Ronan aimait particulièrement car quand il s’y trouvait, il lui semblait que l’énergie de la vie, de la nature, l’envahissait et le remplissait de paix et de sagesse.

Bien souvent alors qu’il se réveillait d’une courte sieste, il apercevait un ours qui se postait sur un rocher à une dizaine de mètres au dessus de lui. C’était un ours légèrement plus gros que ceux qu’il avait l’habitude d’observer avec Ilaën. De cet ours émanait une puissance mystique… Ronan le ressentait dans les fibres de son corps.

Le jeune homme finissait d’enlever la poussière de sa tunique et se rendit compte que son compagnon mystérieux était là et le fixait de ses grands yeux sombre. Ronan éprouvait de la sympathie envers cet animal, et il s’adressait à lui de temps en temps en l’appelant Barg.

- bonjour Barg, merci d’avoir veillé sur mon sommeil.
Il lui fit un signe de la main et crû déceler une petite lueur dans le regard de Barg.
- je dois te laisser, mon oncle m’attend, il veut me parler.

L’ours se retourna lentement et disparu derrière le rocher.
Ronan prit sa besace qui lui servait d’oreiller et la mit sur l’épaule gauche. Il rangea son épée dans son fourreau sur le coté droit de sa hanche. Cette épée lui avait déjà servi, c’était son oncle qui la lui avait offerte. Jawen disait qu’il en aurait besoin contre les brigands qui pouvaient rôder dans la forêt.
Ce jour là, il s’était bien rappelé les exercices que lui faisait pratiquer son oncle. Ainsi il put repousser les 2 gredins qui voulaient lui faire passer un mauvais quart d’heure. Ce que Ronan n’avait pas mentionné en racontant son aventure au village, c’est qu’un faucon lui était venu en aide…. Alors qu’il croisait le fer avec l’un des brigands, un faucon vint attaquer le deuxième au visage et le fit fuir.
Mais c’était son secret car il pensait que les villageois le prendraient pour un fanfaron.


[Edited on 18/12/2003 by Aeliin]

Aeliin
12-18-2003, 06:47 PM
La Clairière des Brumes

Ronan s’enfonça dans la forêt, il contourna la Marre des Crapauds. Il se dirigeait à présent vers la Clairière des Brumes. Cette clairière était toujours noyée dans la brumes quel que soit le temps qu’il faisait. Les légendes du coin racontaient qu’elle était habitée par une créature de l’enfer qui dormait sous la clairière. La brume n’était que le fruit de sa respiration durant son sommeil.
Le jeune homme rigolait bien de cette légende, et se prenait à penser que seuls les esprits faible pouvaient croire à une pareille fable. Lui même y allait de temps en temps dans cette clairière pour essayer de ressentir la présence de cette créature, mais en vain. Ronan en avait conclu qu’il devait y avoir une source d’eau chaude sous la terre en cet endroit et que le sol étant plus chaud provoquait cette brume. Il avait essayé d’expliquer sa théorie à Ilaën, elle l’avait écouté et s’était esclaffé.

- Ah ah ah ! Ronan tu as l’esprit créatif, mais ne te cache pas la vérité, il y a bien quelque chose de pas naturel sous cette clairière.
Il ne voulait pas tenir tête à une légende, et donc fît mine de laisser tomber sa théorie.
- Tu as sans doute raison Ilaën, cette légende doit bien être fondée sur quelque chose de vrai.

Ronan arrivait maintenant dans cette fameuse clairière. Il devait bien être le seul à s’y aventurer sans la moindre peur. Mais c’était un sacré raccourci de passer par là depuis la Paroi des Ours pour rentrer au village. Il devait bien gagner 15 minutes de marche.
La brume s’élevait jusqu’à hauteur de la taille et l’on ne distinguait pas le sol tellement elle était épaisse. Il était arrivé à Ronan de s’asseoir dans le nuage et d’y rester cacher pendant une après-midi pour tenter de déceler la présence maléfique.

Il n’y avait rien d’anormal dans ce lieu, les oiseaux y volaient et de temps en temps un sanglier la traversait sans présenter le moindre signe de nervosité. Cela prouvait bien qu’hormis cette brume c’était une clairière comme les autres.

Seulement cette fois-ci Ronan ressentit une drôle de sensation alors qu’il traversait la clairière. Il s’arrêta et scruta la lisières de la forêt. Personne, et pourtant cette sensation qu’on l’observait avec insistance ne faiblissait pas.
Les oiseaux qui d’habitude s’égosillaient ne se faisaient plus entendre. L’air était devenu pesant et difficile à respirer.
« - qu’importe, c’est sûrement un orage qui se prépare. » pensa le jeune homme.

Il accéléra quand même le pas, car il ne se sentait pas à l’aise finalement, et puis il avait déjà trop dormi et son oncle devait l’attendre depuis un moment.
Ronan pris un petit chemin à peine marqué sur le sol vu qu’il n’y avait que lui qui osait le prendre car il menait à la Clairière des Brumes. C’est alors qu’une drôle de sensation l’envahit. Une bouffée de chaleur associée à une contraction musculaire qui lui montait des pieds à la tête. Ses jambes se mirent à accélérer encore la cadence. Il lui semblait qu’il ne respirait plus et son cœur explosait dans sa poitrine à chaque pulsation. Il courrait, comme il n’avait jamais couru auparavant. La peur donne des ailes, car c’était bien çà. Ronan avait une crise de frayeur.

Ce n’est que lorsqu’il aperçu les premières maison du village que cette sensation disparût d’un seul coup.
Ronan se dirigea vers la maison de Jawen, honteux d’avoir eu peur d’une brume de chaleur, et c’est haletant et transpirant qu’il poussa la porte d’entrée.

Aeliin
12-18-2003, 06:48 PM
L’inconnu.

La porte était faite d’un bois lourd et compact qui résistait aux intempéries. Pour enfoncer une telle porte, il fallait un bon bélier tellement le bois était résistant. Une porte de telle facture devait bien valoir le prix d’un demi troupeau de porcs.
Pourtant Jawen ne fermait jamais la porte dans la journée, il disait souvent « ceux qui franchissent le seuil de ma maison sont des amis ».
Ronan tendit le bras à la hauteur de l’épaule et s’appuya contre le porte massive. Sa main entra en contact avec le bois frais. Il pouvait sentir la mémoire du bois, la vibration de la sève qui ne coulait pourtant plus depuis des décennies.
« Quel dommage d’avoir abattu tel arbre, ce devait être un spécimen impressionnant » pensa-t-il.
Le jeune homme s’appuya de tout son poids sur la porte qui commença à basculer dans un grincement de ferraille vieillie par le temps. Il senti le parfum des herbes qui avaient baigné son enfance lui envahir les narines. Sa tante était une cuisinière qui n’avait pas d’égal dans le village. Ronan ferma les yeux et inspira une grande bouffée pour apprécier encore plus la sensation de bien-être. Il entra et referma la lourde porte derrière lui.
En entrant dans la maison de Jawen, on donnait directement dans une vaste pièce qui servait de pièce principale pour la demeure.
Cet endroit était un des lieux connu de tous les habitants car son oncle y avait souvent organisé des banquets ou des réunions de village.
Si les murs pouvaient parler, ceux-là auraient bien des histoires à raconter et des secrets à révéler. Et en ce début de soirée, ils en auraient un nouveau à rajouter à la liste.

Ronan s’avança vers le foyer de la pièce ou se trouvaient une grande cheminée faite en pierre de la Falaise des ours. Une roche dense et lisse qui donnait une teinte brun pâle une fois nettoyée.
Il s’attendait à ce que son oncle soit seul pour l’entretenir de cette chose importante avec laquelle il le serinait depuis deux semaines. Un homme était assis dans le fauteuil en face de Jawen.
Ses bottes étaient bien usées et la terre s’était incrustée dans les coutures. L’homme portait une cape de voyage dans laquelle on pouvait s’enrouler lors des intempéries et qui gardait pourtant souplesse et légèreté pour faciliter la marche.
Sa tête était emmitouflée sous une capuche d’un tissu de même origine que la cape.
Jamais il n’avait vu une telle étoffe, elle devait sûrement provenir d’une région lointaine ou l’on maîtrisait l’art du tissage.
L’homme n’avait pour tout bagage qu’un simple sac avec une bandoulière et un bâton de marche un peu plus grand que la taille d’un homme.
C’est alors qu’il s’aperçut de la présence du jeune homme et interrompit sa discussion avec Jawen. Le regard qu’il porta à Ronan était bienveillant. Dans ses yeux vifs brillaient une flamme surnaturelle.
En s’approchant, Ronan se rendit compte que le bâton n’était pas un simple ustensile de marche comme il l’avait pensé. Tout le long du bâton étaient gravés des symboles qu’il ne connaissait pas. Non pas qu’il ne sache pas les lire, mais ces signes n’avaient rien en commun avec tout ce qu’il avait déjà pu voir jusqu’à maintenant. A la tête de l’objet des sortes de racines emprisonnaient une pierre rouge comme le sang, qui luisait très faiblement.

- Voilà Ronan, dit l’oncle en souriant légèrement.
L’inconnu sourit et regarda Jawen.
- Il est bien de la lignée de son père à n’en point douter, fît l’inconnu.
- Ronan, je te présente Aloriel
Ce dernier abaissa sa capuche et se leva pour saluer le jeune homme.

Ronan ne put contenir un cri de stupeur. Un elfe ! Tant de légendes couraient sur ces êtres gracieux et bienveillants, personne dans la région n’en avait vu un. Et pourtant l’homme qui se tenait devant lui en était un.
Comment un elfe pouvait se trouver ici, dans la demeure de son oncle ?

L’elfe ne put que sourire en voyant le visage du jeune homme.
Il se rassit dans un mouvement souple et gracieux et invita Ronan à s’asseoir avec eux dans un troisième fauteuil.

- Ronan d’Irwen, je suis venu te chercher. Ce soir tu seras un homme et comme le veut la coutume tu auras une épreuve à réussir. Je vais rester ici jusqu’à ce que tu revienne de ta quête. Ensuite nous partirons.
Ronan était stupéfait. Quitter sa famille ? S’éloigner d’Ilaën ? Mais pour combien de temps ? Pourquoi faire ?
- Je sens les interrogations naîtrent dans ton esprit. Les réponses tu les aura en temps voulu, il n’est pas encore temps pour toi de savoir.
- Ronan, va te préparer ! Tu dois te présenter devant le Conseil dans 2 heures.

Ronan regarda son oncle qui avait adopté un air grave.
Il s’inclina et tourna la dos aux deux homme.
Bientôt il sera un homme et quand il aura réussi l’épreuve, il reviendra au village comme un adulte. Il irait voir Ilaën pour la prévenir qu’il doit accomplir un petit voyage et que quand il reviendrait il demanderait sa main à son père.
Et c’est en pensant à ce jour de bonheur qu’il sorti de la pièce pour rejoindre sa chambre.

Aeliin
12-18-2003, 06:50 PM
L’épreuve.

Le soleil commençait à se coucher et diffusait sur le village ses derniers rayons dorés. Les toitures des maisons prenaient une teinte cuivrée et donnaient l’impression que le village était une cité de métal. La douce chaleur de l’après-midi s’estompait pour laisser place aux premières brises du crépuscule.

Sur la place centrale du village, des torches étaient disposées en un grand cercle pouvant accueillir tout le village. En son centre une estrade sur laquelle était érigé un autel sculpté dans une souche de chêne. Il n’y avait encore personne, à part deux hommes qui s’affairaient sur l’esplanade à finir les derniers préparatifs. Le chef du village, aidé du vieux sage terminèrent de disposer des encens sur l’autel et allumèrent les torches tout autour de la place.

Quand ils eurent fini, ils sortirent d’un coffre une robe de cérémonie. La tenue était la même pour les deux hommes, une robe de tissus souple de couleur bleu nuit dont les coutures et les broderies étaient faites en fils d’argent. Il était coutume de porter un masque en forme de crâne de squelette et ce n’est pas cette fois-ci qu’il dérogeraient à la règle.
Le soleil était en train de perdre son combat quotidien contre l’obscurité. Il s’efforçait de lancer ses dernières forces dans ce duel et les derniers rayons de clarté venaient frapper les toits des maisons du village.

Le sage dit quelques mots avant de s’apprêter à commencer la cérémonie.

- Ronan a des dons avec la nature, nous l’enverrons dans la forêt méditer sur la voie qu’il doit choisir.

Le chef fit un signe de la tête pour montrer qu’il savait déjà.

L’obscurité était enfin tombée sur le village. Seules les torches brûlaient et diffusaient de la lumière sur la place.
Les villageois se rassemblaient et attendaient la venue de Ronan.

Celui-ci arriva quelques minutes plus tard et monta sur l’estrade pour rejoindre les maîtres de la cérémonie.
Le sage prit la parole.
- Ronan d’Irwen, voilà bien des années où tu étais accueilli dans la famille de ton oncle. Il est temps à présent que tu te comporte en homme et que tu gagne ton autonomie.

Le vieil homme fît des gestes au dessus de l’autel et une épaisse fumée odorante se diffusa du candela. Le sage pris alors un poignard. C’était le même instrument depuis bien des générations. Une lame en acier d’une qualité inégalée. Le tranchant était d’une finesse qui laissait supposer que le créateur devait être un maître forgeron. Des pierre précieuses étaient incrustées dans la garde et créaient des reflets mystérieux avec les lueurs des flammes des torches.

Le sage prit la main de Ronan et lui tourna la paume vers le ciel. D’un geste vif et précis il dessina une rune dans la main du jeune homme.

- tu es marqué à présent par ton sang. C’est le symbole de la sagesse.

[à continuer peut-être un jour ........]



[Edited on 18/12/2003 by Aeliin]

cadfannan
01-09-2004, 04:36 AM
<Caduril, installé dans un coin de l'auberge écoute l'histoire que conte le vieil homme, d'abord distraitement puis il se prend à être attentif. Lorsque le vieillard semble faiblir il s'avance, lui tendant un pichet de bière, visiblement bien frîche>

Messire, c'est une bien belle histoire que vous contez, permettez moi de vous inviter à vous rafraichir un instant avant de poursuivre <sourit en s'inclinant>