Velladriane, la fée illusionniste


Sublime et dangereuse, de petite taille mais aux grands pouvoirs magiques, Velladriane était une digne représentante de la race des fées. Peu nombreux étaient ceux capables de résister à ses charmes et à sa sensualité profonde. Velladriane était de tempérament plutôt gai et elle volait aux quatre coins de Ganareth à la rencontre des différents peuples qui y habitaient.

Allouisius et Velladriane se rencontrèrent à plusieurs reprises et en différentes occasions avant que de se lier d’une profonde amitié. Toutes deux étaient d’une extraordinaire beauté et cela n’avait pas manqué de créer des tensions lors de leurs premières rencontres. Le temps passant, elles eurent l’une pour l’autre une admiration grandissante. Velladriane était impressionnée par les talents d’Allouisius qui lui enseigna les rudiments de son art. La fée apprit à voir ce qui était invisible et découvrit nombre de choses dont elle n’aurait jamais soupçonné l’existence. A chacune de leurs rencontres, Velladriane apprenait des illusions différentes, si bien qu’à la fin, c’est elle qui enseigna à Allouisius des moyens de les rendre plus efficaces.

Au cours de ses voyages, Velladriane utilisa de plus en plus l’illusionnisme pour affronter les périls qui la menaçaient et préserver les habitants de Ganareth. Les bandes d’Orcs laissés à eux-mêmes depuis la chute des dragons étaient souvent à l’origine de troubles avec les différentes populations.

Un soir, elle volait en direction d’Al Drifa lorsqu’elle vit une dizaine d’Orcs embusqués dans les fossés. Ils attendaient visiblement le groupe de marchands qu’elle avait survolé quelques instants auparavant. Les voyageurs chevauchaient de superbes Dodos et ne s’attendaient visiblement pas au piège qui les attendait. Velladriane se posa au milieu du chemin pour que tous les Orcs fixent leur attention sur elle. Quand elle les entendit grogner et émettre des borborygmes, son vol se fit majestueux ; Elle accomplissait une sorte de ballet aérien en prononçant de manière presque insaisissable une sorte de poème Lyrique. Sous leurs yeux, la fée grandissait jusqu’à faire la taille d’un dragon. Les Orcs sentaient monter en eux une peur sourde. Ils résistaient cependant, tenant leurs armes serrées entre leurs mains, prêts à bondir. Velladriane restait très concentrée, ses ailles se mirent à s’agiter plus rapidement. Certains Orcs lâchèrent leurs armes et s’en écartèrent avec une expression de terreur et de dégoût, comme s’il s’agissait de bêtes immondes ; Les autres se frappaient les uns les autres ou essayaient de se prendre mutuellement leurs armes. Lorsque les voyageurs arrivèrent enfin, ils virent Velladriane virevolter au-dessus des dépouilles des Orcs. De loin, ils avaient entendu les échos de la bataille et ils comprirent rapidement ce qui s’était passé mais ils se demandèrent longtemps comment...Dériàn le plus riche des voyageurs proposa à Velladriane de veiller sur sa sécurité mais elle refusa. Elle devait former des élèves en prévision des temps sombres qui s’annonçaient. Dériàn lui remit alors un superbe diadème en souvenir de leur rencontre. L’objet était en argent massif et sa forme d’une grande élégance faisait penser à l’art Elfique de l’ancien temps. Velladriane ne le quitta plus, elle en fit même un symbole que chacun de ses disciples porta par la suite.