Sylvadràn, l’Elfe des Bois Guerrier
Sylvadràn était fasciné par les chants qui relataient les exploits des Elfes originels combattants. Il avait en lui cette fougue qui les caractérisait et passait son temps à s’entraîner au maniement des armes qu’il avait à sa disposition. Il s’était confectionné un arc avec lequel il était plutôt adroit. Il maniait les épées Elfiques avec une grande dextérité et faisait maints exercices pour acquérir force et résistance. Très vite, il fut employé à la protection de l’enceinte de la forêt de Clendàn. C’est lors de l’une de ses gardes qu’il vit pour la première fois un être qu’il prit pour un Elfe Originel ; Sylvadràn était impressionné par le personnage qui était grand et dont il se dégageait un sentiment de puissance. Avant que de chercher à l’abattre, il s’enquit de l’identité du visiteur. C’est ainsi qu’il fit la connaissance de celui qui allait devenir son maître, Arkorak fils du dieu Gothar.
En compagnie d’Arkorak, il apprit à manipuler à peu près tout ce que Ganareth compte d’armes. Il apprit aussi à se mouvoir dans des armures très résistantes, tentant toujours de choisir les plus légères qui convenaient mieux à sa morphologie. Il en fut de même pour ses armes. Il choisissait de préférences celles d’origine Elfique parce qu’elles étaient en harmonie avec la magie qui l’habitait. Il parvint avec l’aide de son dieu à égaler la puissance des armes forgées par les nains.
Les années qui suivirent, Sylvadràn les passa à combattre aux côtés d’Arkorak qui s’étonnait sans cesse de la vaillance dont il faisait montre. Sylvadràn réussit à terrasser de nombreux ennemis. Il n’hésita pas un jour à en attaquer un qui faisait facilement dix fois sa taille. Il se trouva rapidement dans une situation plus que périlleuse et il s’en fallu de peu pour qu’Arkorak ne puisse pas le tirer des griffes du monstre. Sylvadràn était hors de lui, n’admettant pas avoir été dépassé par les événements. Arkorak ne se fâcha pas bien au contraire et il lui remit le brassard de géant. Arkorak par ce présent lui reconnaissait une foi et un courage dont sa taille ne rendait pas compte.
A compter de ce jour, la taille de Sylvadràn devint égale à celle des adversaires qu’il fut amené à rencontrer et lui assura la victoire. Lorsqu’il forma à son tour des disciples, il se rendit compte que le brassard n’avait pas le même effet sur eux. Un jour, lors d’un entraînement, il faillit même perdre l’un d’entre eux. Sa taille avait bien égalé celle de l’adversaire mais au cours du combat, il reprit sa taille et faillit succomber aux assauts du Gorgoroth. L’humeur des dieux est parfois versatile, comme la foi de ceux qui les prient, il en va donc de même pour les grâces qu’ils accordent.