Aesir


Aesir est la dernière déesse créée par Gothar. La plus jeune des neufs. Et pourtant, durant toute l’histoire du monde, elle fut la plus dévouée et la plus fidèle de ses enfants. Bien sûr, elle participa aux querelles des premiers temps de la genèse, et eut ses prétentions sur le monde, mais durant l’âge de la discorde, lorsque Gothar leva sa main du monde, elle fut la seule à choisir de suivre la voie du dieu des dieux.

Elle perdit son peuple, les Kells, dans une violente guerre de religion les opposants aux Morgans, fils de Calder, dans les premiers jours de l’âge de la discorde. Elle n’offrirait sa protection à un autre peuple que bien plus tard, à la fin de l’age de la reconquête, quand les braves, descendants des immortels, lui vouèrent leur adoration pour sa droiture et sa justice. Ils vivent depuis lors dans les glaces du neuvième royaume, priant dans les temples de Gelzart qu’Aesir redescende un jour de la constellation du démon froid pour diriger son peuple.

Clergé :

Le clergé d’Aesir adopte une formation rigide, simple, et efficace. Un unique patriarche commande à l’ensemble des prêtres du culte. Il est épaulé dans sa tâche par trois grands prêtres dont il reçoit les conseils, et qu’il envoie en mission là où la présence du clergé est nécessaire. Il n’est pas rare que le temple d’Aesir organise des opérations armées, ce qui lui donne une place prépondérante dans la vie politique des royaumes.

On compte plusieurs ordres de paladins au sein de l’église, dont ils font partie. Ils acceptent le plus souvent les directives du patriarche, que ce soit parce qu’ils en partagent les opinions, ou par respect de la hiérarchie. En effet, même si certaines pratiques varient d’un ordre à l’autre, la plupart des paladins s’astreignent au plus profond respect des valeurs de chevalerie, de la vertu d’obéissance, et des usages guerriers, bien que ceux-ci se trouvent souvent être contradictoires. Les commandeurs de ses ordres affirment même que c’est face à ses contradictions que les paladins peuvent mettre leur foi à l’épreuve.

Dogme :

Le dogme du clergé d’Aesir compte parmi les plus complexes, car il se veut très précis sur ce qui est interdit, ce qui est autorisé, et ce qui fait parti des devoirs.

L’obéissance, les respects des supérieurs et des autorités, temporelles et du culte, sont une obligation, car la folie, la désorganisation et le chaos ne portent en eux que les germes de l’oblitération de l’harmonie. De même, la conscience du bien commun est une vertu primordiale pour les prêtres et les paladins d’Aesir, car elle est la fin de l’ensemble de leurs actions. Les églises établies en royaumes Dark estiment généralement que les directives données par le patriarche constituent la ligne de conduite qui mène au bien du plus grand nombre, alors que les églises Light se perdent parfois dans des interprétations selon la situation. Mais ces deux bases demeurent les piliers de la foi du temple d’Aesir : Obéissance et devoir envers le clergé et les peuples de Ganareth. Et sur ces points, aucunes différences de royaumes ou de races ne sauraient diviser les fidèles.

Cérémonies importantes :

Au huitième jour de chaque année, l’ensemble des fidèles d’Aesir célèbre la naissance de l’ennemi intérieur. Le jour où Gothar ôta une partie du cœur de sa plus fidèle enfant pour en faire naître la mère des démons est perçue par les autorités religieuses du culte comme le jour où le dieu des dieux arracha à leur déesse tout ce qu’il y avait de mauvais et de rebelle en elle pour lui permettre de suivre sa voie. C’est une fête qui est pratiquée de différentes manières selon les endroits, car même le code des patriarches d’Aesir reconnaît que la quête des démons intérieurs est une quête que chaque croyant se doit de mener seul, et à sa façon. Certains observent une journée de silence, d’autre de jeûne, et il est même certains paladins qui s’astreignent à une journée de paix afin de ne pas sombrer dans les brumes de la frénésie de ceux qui défendent leur foi l’épée à la main.

Le second jour de fête est celui de l’éternel combat. Situé au début de l’hiver, il commémore le départ d’Aesir pour la constellation du démon froid, où elle combat ses démons intérieurs jusqu’au jour de son retour. Elle est célébrée d’une seule et unique manière dans tout le culte : La levée de l’ensemble des croyants capables de porter une arme en un formidable host lancé à l’assaut des infidèles. Bien qu’il s’agisse le plus souvent de dangereuses créatures sauvages, d’orcs et de troll, anciens serviteurs des dragons, il n’est pas rare de voir le clergé profiter de cette fête pour attaquer une église qui leur soit opposée. Il est par contre formellement interdit de porter la main à un frère de foi au jour de l’éternel combat.

Symbole et chiffre sacrés :

Le Neuf est le chiffre d’Aesir, et son symbole est composé de trois triangles se joignant par les extrémités pour en former un plus grand.

Classes autorisées :

Illusionniste, enchanteur, archer, clerc, paladin, moine, guerrier