Hel
Septième fils de Gothar, Hel est sûrement un des dieux faisant le plus ouvertement démonstration de sa puissance. Né de la force de Gothar, maître de la foudre, Hel ne connaît pas de maître. C’est un dieu indépendant et fier, et bien qu’il soit fidèle à ses amis, il ne leur reconnaît aucune souveraineté sur lui.
Peu de choses sont connues de son peuple originel, les Korrigans. Etres aériens, ils étaient la personnification des prétentions de leur dieu sur le domaine du ciel. Mais Freïa, l’enfant funeste d’Agnar et de Malecta, faucha l’ensemble des fils du dieu des foudres avant même que la genèse du monde ne touche à sa fin.
Lors de l’âge sombre, Hel se refusa à demander de l’aide à ses frères, et défia les armées de Dragoon par sa puissance et celle de sa fille, la mère des esprits Plaaceb. Et Hel crut longtemps avoir les moyens de ses prétentions, car le déchaînement sauvage d’éclairs et de foudres qu’il fit pleuvoir sur ses adversaires réduits plus d’un grand ver en cendre. Mais les dragons étaient nombreux et surent s’adapter à leur adversaire. Tant et si bien que lorsque les premiers d’entre eux posèrent le pied sur le septième royaume, la mère des esprits ne put plus opposer qu’une faible résistance aux troupes des dragons. Mais cette guerre apporta au dieu des foudres un soutien inespéré, car lorsque Gothar fit les peuples libres de leur choix religieux, nombre de hauts elfes choisirent de rejoindre le culte de Hel, rapportant gloire et splendeur au plus puissant des fils du dieu des dieux. Depuis lors, Hel brille au firmament, dans la constellation du marteau de tonnerre, d’où il guide ses fidèles dans le rude chemin de ceux qui sont leur propre maître.
Clergé :
Le clergé de Hel souffre quelque peu des principes de son dieu protecteur. La plupart des ordres sont d’une taille relativement réduite car il arrive toujours un moment où les fidèles qui en font partie entrent en conflit d’opinion et refuse de reconnaître l’autorité de leur commandeur. Ces querelles intestines sont souvent à l’origine de nouvelles cellules indépendantes, qui connaissent tôt ou tard les mêmes déboires.
Mais cela ne semble pas être un problème pour les fidèles les plus influents. L’absence de prêtre au sein du culte est perçue comme un enseignement du dieu du ciel, qui pousse ses adeptes à s’affirmer envers toute forme d’autorité, même celle du culte. Pas de clerc ou de druide dans les fidèles de Hel, car il ne veut pas que ses ouailles accordent à quelqu’un un droit sur leur vie sous un quelconque prétexte. Ceux qui suivent la voie de la foudre sont les seuls responsables de leurs choix, leurs propres maîtres, unis sous la bannière d’un dieu à leur image.
Car il faut malgré cela préciser que si le temple de Hel existe bel et bien, c’est parce que ses fidèles font preuve d’un esprit de corps qui dépasse leurs discordes momentanées pour peu qu’il s’agisse de défendre le nom de leur dieu.
Dogme :
Celui qui prie Hel est son propre maître, le seul responsable des conséquences de ses actes, des choix qu’il prend et des routes qu’il suit. La force, physique et de caractère, est la principale vertu du culte. Au diable les voix timorées et doucereuses de ceux qui se cachent derrière des mots.
Les mots sont l’expression d’actes passés, présents ou à avenir. Ces actes sont l’expression de la volonté de celui qui les réalise. Là est la vérité du dieu des foudres. Simple, limpide et honnête. La trahison et la diplomatie, bien que pratiquées par quelques-uns, qui y voient les moyens de leurs volontés, ne sont que rarement employées parmi ses adeptes, qui préfèrent régler leurs différends ouvertement et en toute franchise, que ce soit par les armes ou plus simplement en exprimant leur désaccord.
Cérémonies importantes :
Chaque semaine, les fidèles de Hel doivent lui faire une offrande, preuves de leur force et de leur foi. Cette offrande prend généralement la forme d’une créature puissante et particulièrement dangereuse pour le dévot.
Une fois l’an, et de manière irrégulière, il arrive que plusieurs cellules et individus se rassemblent pour une gigantesque chasse durant laquelle ils cherchent à offrir à leur dieu une créature la plus puissante possible. Bien entendu l’histoire veut que ce soit bien souvent un dragon qui fasse l’objet de cette cérémonie, mais ces créatures sont devenues rares, et ces chasses célestes se contentent, à défaut de grand ver, d’offrir à la gloire de leur dieu le massacre le plus conséquent possible.
Symboles et chiffre sacrés :
Le Sept est le chiffre de Hel. Il est représenté dans ses églises par un hexagone portant un point en son centre.
Classes autorisées :
Sorcier, nécromancien, archer, moine, guerrier.