Ysatis
Ysatis est la première création de Gothar, son premier enfant et la mère de la vie sur Ganareth. Le jour où les dieux demandèrent à leur créateur d’offrir à chacun d’entre eux une race qui les vénérerait et leur obéirait comme ils vénéraient et obéissaient à Gothar, celui-ci confia à Ysatis la lourde tache de créer le rite de création de la vie.
Ysatis choisit ce jour-là de créer une race aimable intelligente et rusée. Les lutins se rependirent sur les plaines du premier royaume pour y vivre une existence en harmonie avec leur environnement. Ils apprirent très vite à se servir des plantes qui poussaient sur leur domaine, et construisirent de gigantesques réseaux de sous terrain magnifiquement décoré pour ne pas profaner le paysage voulu par leur déesse en son royaume, même si de rares cités à l’image de Germyriad venaient parfois troubler de leur beauté ce plat pays.
Pendant la guerre qui opposa les hordes de Dragoon au reste de Ganareth, c’est Galinaa, mère des oiseaux issue du cœur d’Ysatis, qui guida les lutins au combat. Dernier royaume conquis, il ne fut pas difficile à prendre. Car durant les mille ans que mit l’armée des dragons avant d’envahir le premier royaume, les lutins n’avaient cessé de construire des souterrains qui s’étendaient alors sous l’ensemble de Ganareth. Galinaa se servit de ses oiseaux pour surveiller les déplacements de l’armée de Dragoon, et renseigner les rebelles qui vivaient et se mouvaient en secret dans les tunnels creusés par les lutins.
A la fin de la guerre, alors que Gothar offrait la liberté du choix de leur dévotion à toutes les races libres, Ysatis parti pour la constellation de l’épi d’étoile. La plupart des lutins, restés fidèles à leur déesse mère, lui adressent aujourd’hui encore leurs prières.
Clergé :
Déesse de la vie, Ysatis jouit d’un culte globalement uni. Des dissensions entre les membres Dark et Light de l’église existent, mais elles sont généralement apaisées par l’action des trois maîtres du cycle.
Le concile des maîtres du cycle est composé du maître de l’été, du maître de la vie, et du maître de l’hiver. Ils ont pour charge de préserver l’harmonie du culte, et de s’assurer que le cercle de la vie se perpétue à jamais, et sont élus parmi les grands prêtres de chaque royaume.
Il existe des ordres de paladins, mais le manque relatif d’organisation du culte pousse la plupart de ces dévots à dispenser le dogme de manière isolée.
Dogme :
Le cycle de la vie est la base de la foi des fidèles d’Ysatis. La naissance, la vie et la mort d’une chose pour renaître par la suite dans un éternel recommencement est la conception de l’existence de la plupart des prêtres. Le respect de chacune de ces étapes est important si l’on ne veut pas troubler ce cycle parfait. C’est la raison de l’animosité qui règne le plus souvent entre les fils de la déesse de la vie et les nécromanciens.
La mort vient en son heure, parfois trop tôt et de manière violente. Cela, les prêtres d’Ysatis le comprennent et l’acceptent. C’est la raison pour laquelle ils doivent aussi promouvoir la fertilité, qui est le second aspect principal du culte. La création de nouvelles vies, végétales ou animales, fait partie des devoirs de ses fidèles. Car la vie ne doit jamais reculer devant la mort, sans quoi l’équilibre pourrait être rompu.
Cérémonies importantes :
Le temple d’Ysatis compte de nombreux fidèles capables d’assister un accouchement, car les naissances sont toujours considérées comme une fête par l’église qui offre gratuitement ses services à la mère. En venant au monde l’enfant est alors béni selon les rites de la déesse.
Tous les ans, peu de temps avant la venue de l’hiver, on célèbre le grand froid par une fête où les meilleurs lots de viandes, de vins et de grains sont préparés avant d’avoir à affronter la saison froide. Aux premiers jours de l’été, une fête bien plus sobre rappelle au croyant que le cycle de la vie amène toujours un renouveau après une fin. C’est généralement le culte d’Ysatis qui offre alors le couvert, selon ce qui a pu être conservé.
Symbole et chiffre sacrés :
Un triangle pointé vers le haut représente habituellement la déesse de la vie, car le trois est son chiffre.
Classes autorisées :
Sorcier, illusionniste, archer, ranger, clerc, paladin et guerrier.